Sport automobile : la Fédération internationale réduit ses amendes en cas de grossièreté des pilotes

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Le montant de l’amende de base infligée par la FIA, qui distingue désormais les paroles dans le feu de l’action et les autres dites «contrôlées», passe de 10.000 à 5.000 euros.

Les amendes infligées aux pilotes pour grossièreté vont être réduites, selon une modification du code sportif international (CSI) annoncée mercredi par la Fédération internationale de l’automobile. Le montant de l’amende de base passe de 10.000 à 5.000 euros. Par ailleurs, les commissaires pourront désormais assortir leur amende d’un sursis complet dans certains cas s’il s’agit d’une première infraction.

De plus, le texte différencie désormais les environnements dits «contrôlés» (conférences de presse, interviews, cérémonies officielles) de ceux considérés comme «incontrôlés» (échanges à la radio, point-presse à chaud, interviews en fin de spéciale pour le rallye WRC). La FIA reconnaît ainsi une distinction entre des paroles dans le feu de l’action et les autres, une revendication des pilotes.

Des pics «d’adrénaline» qui ne permettent pas «un contrôle parfait et systématique des émotions»

Le président de l’instance, l’Emirati Mohammed Ben Sulayem, candidat à sa propre succession lors des prochaines élections prévues en décembre, avait annoncé un durcissement des sanctions fin 2024. Les amendes avaient ainsi été considérablement augmentées dans la précédente version du CSI votée en janvier. Les pilotes de rallye avaient dénoncé fin février des «amendes exorbitantes» après que le Français Adrien Fourmaux avait écopé de 10.000 euros d’amende lors du rallye de Suède. Le pilote Hyundai avait été sanctionné pour avoir pesté de manière jugée grossière sur une erreur de pilotage. «On a merdé hier», avait-il laissé échapper en direct et en anglais («we fucked up yesterday»).

«Une expression familière ne peut être considérée et jugée comme équivalent à une véritable insulte ou à un acte d’agression», s’étaient défendus les pilotes, exposés à des pics «d’adrénaline» ne leur permettant pas «un contrôle parfait et systématique des émotions». L’an dernier, la FIA avait suscité le mécontentement de plusieurs pilotes de F1, mais aussi de rallye, en raison de sa décision de pénaliser les pilotes utilisant des mots grossiers lors de retransmissions télévisées.

Source du contenu: www.lefigaro.fr

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