Six Nations : Barassi, Prendergast, Cunningham-South… Les 6 joueurs à suivre durant cette édition 2025

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Ce vendredi (21h15), le XV de France ouvre le Tournoi des six nations face au pays de Galles. Découvrez six joueurs à suivre retenus par la rédaction.

Barassi, à la recherche du temps perdu

Sans exagérer, il est peut-être l’un des joueurs les plus talentueux de la génération Dupont. Pourtant, Pierre-Louis Barassi n’a jamais pu confirmer sous le maillot de l’équipe de France. Une histoire d’amour qui a souvent viré au drame, la plupart du temps à cause de blessures trop récurrentes. Mais cette saison, les planètes semblent alignées pour le Tricolore de 26 ans, qui rayonne avec son club du Stade Toulousain. Selon les premières compositions, Barassi a de fortes chances d’être titularisé face au pays de Galles, ce vendredi, pour l’ouverture du Tournoi des six nations, aux côtés des meilleurs joueurs français du moment. Une juste récompense pour un joueur qui est si longtemps resté dans l’ombre. Puissant, perforateur et excellent défenseur, l’ancien Lyonnais est un centre également capable de faire jouer autour de lui. «Quand il a des opportunités, de l’espace et qu’il est en pleine possession de ses moyens, c’est un joueur de grande qualité», affirme son capitaine Antoine Dupont. À lui de le prouver.

Prendergast, le digne héritier ?

Alors que l’Irlande cherche toujours un successeur à Jonathan Sexton, la solution vient peut-être du jeune Sam Prendergast. À 20 ans, le demi d’ouverture du Leinster crève l’écran cette saison avec son club et sera l’attraction de ce Tournoi des six nations côté irlandais. Il sera opposé, dans un duel au poste d’ouvreur, au Munstermen Jack Crowley, qui avait joué l’édition précédente en tant que titulaire mais qui peine à confirmer depuis quelques mois. De son côté, Prendergast ne cesse de progresser et a joué deux matches de la dernière tournée d’automne avec le numéro 10 dans le dos (notamment face à l’Australie, où il fut plutôt à son aise). Excellent animateur, fort d’un bon jeu au pied, similaire en différents points à Jonny Sexton et capable de coup de génies avec une certaine fougue qui le caractérise, le jeune ouvreur est une vraie pépite. Il devrait être lancé dans le grand bain du Tournoi, samedi prochain, à l’occasion du premier choc de cette édition 2025 face à l’Angleterre.

Cunningham-South, l’année de la confirmation

Lui aussi est un phénomène de précocité. Le troisième-ligne des Harlequins, Chandler Cunningham-South (21 ans), s’est, en quelques mois, fait sa place au sein du XV de la Rose. L’Anglais, qui fut un cadre de son équipe dans les catégories U20, a vécu une année 2024 exceptionnelle, en découvrant le niveau international lors du Tournoi des six nations, avant d’être titularisé durant la dernière tournée d’été face aux All Blacks. Le joueur des Quins est capable d’assurer au poste de troisième-ligne aile mais aussi en numéro 8, est un joueur complet, explosif et bon défenseur. Au sein d’une Angleterre en reconstruction, il apparaît comme un des nouveaux piliers de sa sélection. Auteur d’une solide tournée d’automne, au cours de laquelle il a notamment inscrit un doublé face à l’Australie, Cunningham-South devrait de nouveau être aligné dans le XV pour le deuxième Tournoi des six nations de sa carrière.

Huw Jones, les épaules pour tenir son rang

Lui est loin d’être un petit nouveau. En l’absence du capitaine Sione Tuipulotu, malheureusement blessé, Huw Jones, deuxième centre des Glasgow Warriors, aura très fort à faire dans la ligne de trois-quarts écossaise. Si son compère, qui ne sera donc pas présent, est actuellement considéré comme l’un des meilleurs joueurs du monde, Jones n’est pas en reste et semble être en plein dans la force de l’âge. Il avait d’ailleurs réalisé une magnifique tournée d’automne, inscrivant notamment trois essais. Très puissant, le joueur de 31 ans (et 53 sélections) fait des étincelles à chaque sortie et sera une des clés, avec Finn Russell, de la réussite du XV du Chardon dans ce Tournoi des six nations 2025. Pour rappel, la nation britannique est toujours à la recherche d’un premier titre depuis l’arrivée de l’Italie (en 2000) dans la mythique compétition européenne.

Matt Gallagher, la patte anglaise de la Squadra Azzura

C’est l’attraction de ce Tournoi des six nations côté italien. Formé aux Saracens, Matt Gallagher est né à Londres en 1996 et a seulement obtenu son passeport italien il y a quelque temps (ses grands-parents maternels étant d’origine italienne). Le sélectionneur de la Squadra Azzura, Gonzalo Quesada, l’a appelé pour la première fois durant la dernière tournée d’été. L’ailier, qui peut également évoluer à l’arrière, possède un CV fourni, est passé par le Munster, puis par Bath (avec qui il a joué la dernière finale de Premiership), et a signé cette saison à Trévise. Il possède donc désormais deux capes avec l’Italie et pourrait crever l’écran lors de ce Tournoi des six nations 2025. Pour rappel, c’est un joueur de sa sélection, Tomaso Menoncello, qui avait été élu meilleur joueur de la dernière édition. 

Joe Roberts, la relève galloise

Le centre de 24 ans ne compte que deux matches avec le pays de Galles et avait inscrit son premier essai au niveau international face à l’équipe de France, lors du dernier Tournoi des six nations. À un poste où le XV du Poireau a souvent été gâté (Jamie Roberts, George North ou encore Jonathan Davies), Joe Roberts, puissant, rapide et agile, doit désormais prendre la relève, au sein d’un effectif en totale reconstruction. Le joueur des Scarlets n’a disputé que six rencontres cette saison et avait malheureusement raté la dernière tournée d’automne, blessé au genou. Plusieurs mois après son dernier match sous le maillot gallois, il pourrait retrouver les Bleus ce vendredi au Stade de France, et tenter de s’installer sur la durée dans le XV type de son sélectionneur Warren Gatland.

Source du contenu: www.lefigaro.fr

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