Dans le dernier quart de finale de cette Coupe de France, le PSG s’est largement imposé à Rennes contre Saint-Brieuc (0-7). Retrouvez ce qui a plu et déplu à notre rédaction.
TOPS
La balade de Doué
En l’absence de ses compatriotes Ousmane Dembélé et Bradley Barcola dans le onze de départ, Désiré Doué s’est parfaitement mué en leader technique du PSG mercredi, lors de la démonstration face aux amateurs de Saint-Brieuc (7-0), en quarts de finale de Coupe de France. Dans tous les bons coups et imprenable balle au pied, l’ancien Rennais continue de monter en puissance semaine après semaine. Sur le premier but parisien, il allume la mèche d’une superbe frappe contrée sur la barre (16e). Passeur sur l’action qui amène le penalty, il a ensuite réalisé deux passes décisives et s’est offert son propre but après une nouvelle démonstration technique dans la surface (55e). Indéniablement l’homme de cette partie.
La classe de Neves
Dans la conservation de balle, à la récupération et même dans ses frappes, Joao Neves dégage une classe merveilleuse. Acteur majeur de la possession parisienne, précieux dans le pressing et à la récupération, en l’absence de Vitinha il a pris les reines de l’entrejeu. Souvent décisif à la passe, cette fois, c’est un but qu’il s’est offert. À la retombée d’un ballon repoussé par la barre, l’ancien joueur de Benfica a parfaitement ajusté le portier de Saint-Brieuc d’une reprise de volée limpide imparable (16e).
Ramos chirurgical
Supersub magnifique du PSG, Gonçalo Ramos se distingue souvent par ses buts et passes décisives en sortie de banc. Aligné d’entrée par Luis Enrique, le Portugais est le seul buteur de métier dans l’effectif du PSG depuis le départ de Kolo Muani cet hiver. Face à la cage bretonne, l’avant-centre de 23 ans a fait parler ses qualités et s’est montré tranchant. À l’aise et précieux dans le jeu dos au but, il a souvent décalé ses partenaires et créé des espaces. Intouchable dans les airs et clinique devant le but, l’ancien de Benfica s’est offert un beau triplé contre Saint-Brieuc (36e, 49e et 58e). Il en a mis des plus compliqués tout au long de sa carrière, mais ses trois réalisations vont le mettre encore plus en confiance.
Mayulu marque des points
Ces rencontres dans la doyenne des compétitions sont l’opportunité pour le numéro 1 des Titi parisien version Luis Enrique de gratter du temps de jeu. Encore titulaire pour ce quart de finale, Senny Mayulu a d’abord eu du mal à rentrer dans sa partie, avec plusieurs mauvais choix et perte de balle. D’un geste magnifique, il a montré toute l’étendue de son talent en délivrant un caviar à son avant-centre Ramos pour le deuxième but des Parisiens (36e). Déjà buteur contre Brest (7-0) en Ligue des champions, face aux Griffons, en réussite, Mayulu a une nouvelle fois trouvé le chemin des filets (66e). On a déjà hâte de le revoir.
FLOPS
Kvara effacé
Kvaratskhelia semblait de mieux en mieux intégré à l’effectif du PSG ces dernières semaines. Auteur de deux buts et quatre passes décisives jusqu’ici en Rouge et Bleu, l’ancien du Napoli n’a jamais semblé capable de faire des différences. Serré de près, il a eu du mal à se rendre disponible et à peser sur le jeu de son équipe. Il s’est un peu plus montré en deuxième période, en provoquant notamment un penalty (49e) avant d’être remplacé par Dembélé 12 minutes plus tard (62e). Vu la prestation de son concurrent Désiré Doué, le Géorgien n’a pas pris l’ascendant pour espérer débuter dans le onze face à Liverpool en ligue des champions mercredi prochain. Reste Lille ce week-end pour se rattraper.
Un suspense absent et une addition salée
Paris s’est baladé et a rapidement pris les devants dans cette rencontre (16e). Pour le suspens on repassera. Certes déséquilibrée sur le papier, cette rencontre aurait pu nous tenir en haleine plusieurs minutes, comme celle face à Espaly ou les Parisiens avaient d’abord couru après le score. Mais Paris est injouable, imperturbable et imbattable jusqu’ici. Le beau parcours de Saint-Brieuc dans cette Coupe de France marqué notamment par deux victoires sensationnelles face à des clubs de Ligue 1 (Le Havre et Nice) prend fin sur une addition salée. À l’instar de l’US Revel qui en avait pris 9 en 2024 face au club de la capitale, le Stade Briochin pourrait aussi repartir frustré après en avoir encaissé 7.
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