Le vétéran français a encore fait rugir le court Philippe Chatrier avant de céder face au Britannique Jack Draper au 2e tour.
Au terme d’un match tout feu tout flamme, Gaël Monfils s’est incliné 6-3, 4-6, 6-3, 7-5 (en 3h11) contre le Britannique Jack Draper (tête de série n°5). Il a couru, lutté, tout donné. Et souri à l’heure de quitter le court Philippe Chatrier sous les vivats.
En conférence de presse, le vétéran tricolore (38 ans ; 42e mondial) avait dans le regard un mélange de fatigue et de fierté. Il a tranquillement revisité un match électrique.
La folle soirée : « C’est une belle nuit. Même à 5-3, 30-0 (dans le 4e set), tout est loin. Chaque point est dur. Il a bien joué son jeu. Il a vraiment bien joué son jeu. Je ne pouvais pas faire grand-chose. Une belle nuit, une belle rencontre. Je suis content, il a beau être bien en confiance, j’ai réussi à bien le titiller. »
Quel est le sentiment éprouvé après les départs de Tsonga, Simon et maintenant Gasquet ? : « Cela fait un peu de temps que je le savais. Je ne l’ai pratiquement pas vu cette année Richard. Je me suis un peu habitué à ne pas voir les gars en Grand Chelem, on s’entraînait toujours ensemble… C’est une page qui se tourne pour qu’on se retrouve à faire d’autres choses. On se revoit beaucoup en dehors et c’est marrant aussi, c’est cool. J’avoue que c’est beaucoup plus tentant pour moi d’aller les rejoindre plus vite. Avec Jo, on habite à côté et quand on se voit avec les enfants, on s’assoit, on voit nos enfants qui jouent ensemble, c’est la vraie vie. On est bien, fiers de ce qu’on a fait. Comme deux vieux potes avec nos femmes et nos enfants, on est plus qu’heureux. »
S’agissait-il du dernier Roland-Garros ? « L’année prochaine, je jouerai, quoi qu’il arrive, c’est une évidence. Je trouve que c’est dur d’arrêter à Roland-Garros. Quand tu arrêtes, c’est que tu es moins au niveau. Et Jo et Richard ont fait un super dernier match et chapeau à Jo, Richard et même Gilles qui lors de son dernier Roland avait battu Carreno (Busta, en 2022) ce qui était incroyable. Comme je sens physiquement, ça va être plus dans la tête, ce que j’ai envie de faire. Ce sera en fonction de mes envies, des sacrifices que je fais. Peut-être qu’en fin d’année, je dirais c’est fini, je n’en sais rien… »
Jack Draper : « J’adore ce joueur, j’aime comme il joue. Il joue très vite en revers. Il a progressé. En coup droit, il a progressé, il produit une puissance pure, sèche. C’est un gaucher qui va très vite long de ligne. Il se déplace très bien. Et il retourne vraiment bien. Avec la bonne vitesse la bonne trajectoire. Un Jack en confiance, ce n’est pas facile à manœuvrer. »
La finale de la Ligue des Champions, samedi. « Si ma femme gagne (Elina Svitolina joue contre l’Américaine Bernarda Pera, ce vendredi), je sais où je serai… »
Propos recueillis en conférence de presse
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