ENTRETIEN – Double vice-champion paralympique du 100 et 400m en septembre dernier, le para-athlète juge sans complaisance l’après-Jeux, loin des attentes et/ou espoirs de certains.
Dix mois après les Jeux Paralympiques, qu’en est-il à vos yeux du fameux héritage que devait laisser Paris 2024 ?
Timothée Adolphe : Je savais que, comme d’habitude, il y aurait beaucoup de promesses faites et finalement non tenues. Si on voulait un véritable héritage, il fallait que ces Jeux constituent un point de départ et non une finalité. Malheureusement, je pense que beaucoup se sont dit : «ça y est, les Jeux sont finis, on ferme le rideau». Alors que c’était juste une vague sur laquelle il fallait surfer comme l’avaient bien fait les Anglais en 2012, peut-être pas sur tous les plans mais sur un certain nombre. Sur le handicap, ils sont aujourd’hui devenus une référence alors qu’il y a 20 ans, ils étaient au même point que nous.
Ce manque d’envie de surfer sur la vague Paris 2024 vous a-t-il surpris ?
Il y a plein d’aspects sur lesquels on ne s’est pas donné la peine de profiter de l’élan de Paris 2024. Mais en même temps, ce n’est pas surprenant quand tu vois qu’à…
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