Le coach parisien fait le point avant d’affronter Toulouse, samedi (21h05), lors de la 22e journée de Ligue 1.
Risque de relâchement à Toulouse dans un calendrier surchargé : «Quand on voit le profil de nos joueurs, leur capacité à être compétitifs dans toutes les compétitions, je me sens très chanceux d’avoir ces joueurs, ils sont conscients de l’importance que représente de porter le maillot du PSG.»
Le potentiel offensif : «Nous sommes dans un moment très agréable, il n’y a pas qu’une ligne ou un joueur qui est efficace, mais c’est toute l’équipe. On est très heureux, ça nous donne de l’énergie pour continuer à être compétitifs, donner du plaisir à nos supporters. Ça nous donne aussi de l’énergie pour essayer de continuer à lutter à toutes les compétitions.»
Toulouse : «Ils ont eu des difficultés dernièrement à domicile, mais leur entraîneur, Carles Martínez Novell, connaît notre idée de jeu et ils défendent très bien contre nous. On ne les a d’ailleurs pas battus en championnat la saison dernière, sur aucun des deux matchs. Ils ont même gagné au Parc des Princes… Ce sera un match compliqué. Il sait comment nous créer des problèmes. Demain (samedi), il faudra démontrer qu’on est capables de surmonter une très bonne défense collective.»
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Les notes, on les donne à la fin de l’année scolaire.
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Si c’est la période durant laquelle il prend le plus de plaisir à Paris : «Le plaisir… Les notes, on les donne à la fin de l’année scolaire. Mais quand les choses vont bien, on fait ressortir les aspects positifs. Que ce soit le staff, les joueurs ou le club, on maintient la même ligne, c’est positif.»
Joao Neves : «Il est arrivé avec ses qualités, ses capacités, qui étaient déjà évidentes déjà à Benfica. On savait que ce serait un joueur important pour nous. Le temps d’adaptation a peut-être été plus rapide que prévu. Mais c’est comme Lucas Beraldo, qui s’était adapté très vite. Ses capacités et ses caractéristiques avec le ballon cadrent parfaitement avec l’idée que nous avons, mais aussi la capacité à défendre comme un joueur éminemment défensif. C’est ce qu’on cherche chez tous nos joueurs, être bon avec le ballon mais aussi sur les aspects défensifs, et c’est dur à trouver.»
Les consignes à la perte du ballon : «Je n’ai plus besoin de leur demander quoi que ce soit à ce sujet, ils l’ont intériorisé. On travaille tous les jours sur le jeu de position. L’un de critères essentiels, c’est de ne pas perdre le ballon. Et quand ça arrive, il faut tout de suite presser. C’est aussi basique que cela et on le répète tous les jours. Ils l’ont intégré. L’ambition est de s’améliorer sur certains aspects du jeu sur le plan collectif, mais il y a des nuances en fonction des matchs. On ne défend pas de la même façon contre Brest ou Toulouse. On a encore de la marge et les joueurs sont ouverts à la progression.»
La fraîcheur mentale au cœur de ce calendrier fou : «La première chose, c’est qu’ils sentent tous qu’on leur fait confiance, et c’est pour cela que je change toujours mon onze de départ. Je considère que 15 ou 16 joueurs, c’est mieux que 11. Et si on peut en avoir encore davantage dans cette dynamique, c’est encore mieux. Il y a cette idée que le joueur doit jouer des matchs importants, c’est ce qui leur fait gagner de la confiance. Les joueurs voient qu’ils peuvent entrer dans la compétition en s’entraînant. Il faut leur donner confiance. On vise à être imprévisibles pour l’adversaire et prévisibles pour nous-mêmes. Pour cela, il faut jouer en fonction de ses coéquipiers, avoir de la mobilité, répéter des aspects du jeu… J’aime la façon dont l’équipe joue et dont les joueurs interprètent les actions. On est exigeants et on peut progresser.»
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Pep Guardiola a été une référence pour tout le monde, il l’est encore, il l’est pour moi. Même si Manchester City n’est pas dans son meilleur moment, c’est le meilleur, aucun doute là-dessus.
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La réussite des coachs espagnols : «Il y a effectivement beaucoup d’entraîneurs espagnols à travers le monde mais aussi des joueurs qui ont un profil spécifique, des joueurs de qualités, passionnés. Il y a eu de grands entraîneurs qui ont ouvert la voie quand ce n’était pas si fréquent. Maintenant, on en tire profit. Le football est universel mais chaque pays a une idée plus ou moins claire du jeu. Rafa Benitez était l’un de ces pionniers, qui a eu de la réussite à l’étranger, et bien sûr Pep Guardiola, qui a été une référence pour tout le monde, qui l’est encore, et qui l’est pour moi. Même si Manchester City n’est pas dans son meilleur moment, c’est le meilleur, aucun doute là-dessus. Tous ceux qui sont arrivés après essaient d’améliorer encore cette version des entraîneurs espagnols afin qu’il y ait un marché à l’étranger pour les entraîneurs espagnols.»
Stephanie Lecocq / REUTERS
Khvicha Kvaratskhelia sur le banc à Guingamp en C1 : «Pour moi, tous les matchs sont importants, ça dépend du type de match auquel on s’attend. On peut très bien jouer avec quatre ou cinq attaquants. S’ils défendent comme des milieux ou des défenseurs… On joue d’abord pour l’attaque, c’est une évidence, on a plus le ballon que l’adversaire et il faut ensuite défendre de la meilleure manière.»
S’il arrive à être négatif auprès de ses joueurs dans une telle période : «Négatif, non, mais je n’ai pas de problème à l’être, j’aime aller à contre-courant, c’est comme ça que je me sens à l’aise.»
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Demain, ce sera une nouvelle démonstration du type d’équipe qu’on est. Une équipe qui se détend, qui la joue facile ? Ou une équipe qui joue toutes les compétitions à fond comme la saison dernière ?
Luis Enrique
Hausser le niveau contre les cadors européen : «Demain, ce sera une nouvelle démonstration du type d’équipe qu’on est. Une équipe qui se détend, qui la joue facile ? Ou une équipe qui joue toutes les compétitions à fond comme la saison dernière ? Je ne sais pas. La seule chose incontrôlable dans le football, c’est le résultat. Ce qu’on peut faire pour arriver à ce résultat, on peut le contrôler. Si tu ne réussis pas en attaque, il faut être précis en défense. Je suis sûr que l’équipe apportera de bonnes réponses demain. J’espère ne pas me tromper.»
Les permutations en attaque : «La mobilité, l’occupation de l’espace, ça crée des problèmes pour l’adversaire. S’il y a de l’ordre dans ce désordre, ça te met en position de presser à la perte mais ça crée aussi des complications pour l’adversaire. Tout cela demande beaucoup de travail et certains profils de joueurs. Le club et la direction sportive ont apporté ces profils de joueurs. C’est important que les attaquants et les milieux jouent bien dans différentes positions. C’est compliqué à mettre en place, mais quand on y arrive, ça offre la situation actuelle, avec par exemple Bradley Barcola qui peut évoluer dans les trois positions en attaque, comme Ousmane Dembélé, Kang-in Lee peuvent jouer à la fois devant et au milieu, Khvicha Kvaratskhelia peut jouer dans l’axe ou sur les ailes… On peut faire des changements sans changer les joueurs. On essaie de travailler cela à chaque entraînement et les joueurs le font désormais de manière naturelle.»
Propos recueillis en conférence de presse
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