DÉCRYPTAGE – L’ancien Rennais de 19 ans a réalisé son match le plus consistant sous les couleurs parisiennes, dimanche, contre Lyon (3-1).
«Je ne dirais pas que c’était mon soir, c’était celui de l’équipe». Désiré Doué la jouait modeste dimanche, après la victoire du PSG sur Lyon (3-1). Certes, le succès est avant tout collectif, le fruit d’un travail de l’équipe pour museler l’OL, si ce n’est lors du dernier quart d’heure de la première période. «Ce soir, on s’est créé beaucoup d’occasions, de belles occasions, on a bien défendu aussi même si on a pris un but», note le néo-Parisien sur DAZN, aligné à gauche dimanche, en lieu et place de Bradley Barcola, ménagé au coup d’envoi. Et de poursuivre, au sujet de Lyonnais jugés inoffensifs : «Je pense surtout qu’on a bien défendu. Dès le début, on a mis une très bonne pression, on a écouté la tactique du coach, on a aussi su bien les presser ce qui les a mis en difficulté. Et c’est ce qui nous a permis de nous faciliter le match.»
Pas faux. Mais dominer n’est pas gagner. Les Parisiens sont bien placés pour le savoir… Encore faut-il marquer, faire des différences et se montrer efficace pour l’emporter. En l’occurrence, le Pairs-SG menait déjà 2-0 après le premier quart d’heure. Gros pressing, grosse intensité, et un gros… désir de marquer. Des joueurs doués aussi. Comme lui. On l’a vu dimanche.
Et le pauvre Ainsley Maitland-Niles était aux premières loges. Le défenseur lyonnais s’est fait posséder comme une marionnette sur le premier but, Doué l’ayant effacé avec une facilité déconcertante avant de s’enfoncer dans la surface et de donner un ballon en or à Ousmane Dembélé, qui n’avait plus qu’à conclure. C’est encore Doué qui, du haut de ses 19 ans, a piégé l’expérimenté champion du monde Corentin Tolisso pour obtenir un penalty, transformé par Vitinha. Il aurait pu ajouter un but à son bilan personnel si Achraf Hakimi n’avait pas été hors-jeu au départ de l’action, en seconde période. Au-delà de ça, l’ex-futur joueur du Bayern s’est dépensé sans compter, beaucoup de courses, d’efforts, de sprints. Complet. Un match plein. Un match référence. «On est tous heureux pour lui, à Salzbourg pour son entrée et son but, aujourd’hui pour l’exhibition. Ça aide l’équipe quand les joueurs qui ont moins de temps de jeu entrent et font un match comme ça, ça agrandit l’équipe et ça va nous amener loin», salue Vitinha, sur DAZN.
À lire aussi
Les notes de PSG-Lyon : Doué comme un grand, Vitinha partout, Veretout dépassé
De la concurrence pour Barcola
Sachant que le Paris Saint-Germain n’est pas très riche sur les ailes, la progression de Doué est une aubaine. Cela permettra par exemple de maintenir Bradley Barcola sous pression. Surtout que l’ancien Lyonnais montre quelques signes d’essoufflement ces derniers temps… Dimanche, il est toutefois sorti du banc avec beaucoup d’appétit. Mais pas d’adresse.
Désiré Doué a eu raison de patienter, de travailler en silence. «Ce que je vois me plaît, mais j’en veux plus. Il lui manque encore quelque chose de plus pour s’adapter. Quand le fera-t-il ? Personne ne le sait», disait encore récemment Luis Enrique, pour expliquer le faible temps de jeu du vice-champion olympique, à peine plus utilisé que les jeunes titis. Montée en puissance.
Une prestation «dans la droite ligne de ses quatre derniers matchs, juge le coach espagnol. Ce qui nous fera grandir, c’est la capacité des joueurs à améliorer leur performance. Si on y arrive avec tous les joueurs, ce serait parfait, mais c’est impossible. Il nous apporte beaucoup plus en ce moment. Il est très jeune, 19 ans. Mais je suis heureux de tous les joueurs de l’effectif». Ça, ce n’est pas tout à fait vrai. Randal Kolo Muani et Milan Skriniar peuvent en attester… Pour ce qui est de Désiré Doué, la saison commence réellement maintenant. «C’était très important de gagner le dernier match en Ligue des champions. On continue sur une bonne dynamique et on va essayer d’enchaîner pour ramener les trois points à chaque fois», ambitionne Doué. Peut-être dès mercredi à Monaco, en match avancé de la 16e journée ?
Source du contenu: www.lefigaro.fr
