PSG-Aston Villa : Paris étrenne son nouveau statut de favori face aux Villans

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L’Europe ne regarde plus le Paris Saint-Germain (PSG) de la même manière depuis qu’il a éliminé Liverpool en huitièmes de finale de la Ligue des champions. C’est avec le statut de favori que le club de la capitale s’apprête à défier Aston Villa, en quarts de finale aller de la compétition européenne, mercredi 9 avril, au Parc des Princes, à Paris, avant un match retour sur la pelouse des Anglais, le 15 avril.

Cette double confrontation semble à la portée des joueurs de Luis Enrique, euphoriques depuis leur victoire face à Manchester City, le 22 janvier (4-2), lors de la phase de ligue, qui avait constitué un déclic dans leur saison. Depuis, le PSG a multiplié les succès sur la scène nationale et continentale, en affichant un haut niveau de jeu, en particulier lorsqu’il est allé arracher la qualification à Anfield (Liverpool), le 11 mars, au terme d’un match d’une intensité folle.

Sacrés champions de France, samedi, après leur victoire face à Angers (1-0), les Parisiens seront opposés à une équipe a priori abordable. Moins prestigieuse sur le papier que les autres formations encore en lice en Ligue des champions – Real Madrid, FC Barcelone, Inter Milan, Bayern Munich et Borussia Dortmund –, le club de Birmingham est seulement sixième de Premier League.

« Ce ne sera évidemment pas facile, mais, si le PSG met tous les ingrédients nécessaires, il doit s’imposer et se qualifier en demi-finales, estime Jimmy Algerino, qui a évolué dans la capitale entre 1996 et 2001. En [matière] de budget et d’effectif, Aston Villa est inférieur à Paris, qui est devenue une équipe très complète : ils sont très efficaces en attaque, avec Ousmane Dembélé dans un rôle de leader ; ils défendent bien, sans faire trop de fautes ; plusieurs joueurs – comme Bradley Barcola ou Désiré Doué – ont énormément progressé. Et, surtout, c’est un vrai collectif, avec des joueurs concernés, qui donnent tout sur le terrain. »

Outsiders, les Anglais « n’auront rien à perdre »

Si Jérôme Alonzo est lui aussi convaincu qu’Ousmane Dembélé et ses coéquipiers parviendront à rejoindre le dernier carré, il se montre toutefois plus prudent, mettant en garde contre toute tentation de prendre ce duel « à la légère ». « Attention, car les deux matchs face à Aston Villa seront très compliqués, et cela risque d’être moins facile que certains veulent le croire », prévient l’ex-gardien du PSG, persuadé que le club de Birmingham va être « dur à jouer ». Surtout au retour, où il aura l’avantage d’évoluer devant ses supporteurs, réputés pour être bruyants. « Il ne faut pas oublier la jurisprudence Dortmund », insiste-t-il. La saison dernière, les hommes de Luis Enrique, pourtant présentés comme supérieurs, avaient été privés de finale par les Allemands.

Les deux anciens joueurs du PSG soulignent aussi que le nouveau statut des champions de France peut être potentiellement lourd à porter. « A chaque fois qu’ils sont favoris, ils ont plus de mal à jouer de manière libérée et à plier les matchs », note Jimmy Algerino. « Ce sont les Anglais qui sont outsiders. Et ils n’auront rien à perdre », abonde Jérôme Alonzo.

D’autant que les Villans, en pleine confiance, restent sur une série de sept victoires toutes compétitions confondues. Leur potentiel offensif est élevé avec les Anglais Morgan Rogers et Marcus Rashford, le Néerlandais Donyell Malen ou encore l’Espagnol Marco Asensio, prêté cet hiver par le PSG, qui flambe depuis son arrivée – huit buts toutes compétitions confondues. Malgré leur gardien argentin, Emiliano Martinez, aussi talentueux que provocateur, leur point faible semble être plutôt en défense. Dans ce domaine, Aston Villa ne se situe qu’à la treizième position du championnat anglais, avec 46 buts encaissés.

Retrouvailles entre Unai Emery et Luis Enrique

Mais Paris a aussi ses fragilités : le défenseur brésilien, Beraldo, qui devrait remplacer Marquinhos en défense centrale, a été peu rassurant lors de ses dernières sorties. Et l’équipe continue de se montrer friable sur les duels aériens. « On n’est pas une équipe qui se défend de manière sensationnelle sur [les] coups de pied arrêtés (…) Il peut y avoir des inattentions. Il y a des choses à corriger », a reconnu Luis Enrique, en conférence de presse, le 4 avril.

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A noter également : l’environnement particulier de ce quart de finale, avec « toutes les petites histoires qui existent dans la grande », comme le souligne Jérôme Alonzo, référence à la présence de plusieurs joueurs bien connus des Français dans l’effectif des Villans. Outre Emiliano Martinez et Marco Asensio, on y retrouve trois internationaux tricolores – les défenseurs Lucas Digne, Axel Disasi et le milieu de terrain Boubacar Kamara – ou des visages bien connus de la Ligue 1, à l’instar de Youri Tielemans (ex-Monaco) ou Amadou Onana (ex-Lille). Mais cette double confrontation sera surtout l’occasion de retrouvailles entre le club de la capitale et son ex-entraîneur, Unai Emery, qui a dirigé le PSG de 2016 à 2018. Ironie du sort : le technicien espagnol était sur le banc parisien lors de l’humiliante « remontada » du Barça en 2017, alors dirigé… par Luis Enrique (4-0 au Parc des Princes ; 1-6 au Camp Nou).

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Source du contenu: www.lemonde.fr

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