Pour la deuxième année consécutive, la capitale azuréenne a connu le sacre de l’Américain Matteo Jorgenson (Team Visma-Lease a Bike), vainqueur d’un second Paris-Nice à l’issue de la huitième et dernière étape, glanée dimanche 16 mars par son compatriote Magnus Sheffield. Au terme d’un final musclé, dans l’arrière-pays niçois, le polyvalent coureur de 25 ans, parti seul à la poursuite du vainqueur du jour, s’est finalement classé deuxième, validant son succès au classement général, à 1 min 15 s de l’Allemand Florian Lipowitz, et à 1 min 58 s du Néerlandais Thymen Arensman.
Sans jamais réussir à s’imposer en individuel, le Californien a pourtant survolé une semaine marquée par des conditions climatiques difficiles, mais surtout par l’abandon de son coéquipier Jonas Vingegaard, alors leader du classement, forcé de quitter la « course du soleil » à la suite d’une chute survenue lors de la cinquième étape.
Mais la densité de la formation néerlandaise a suffi à porter Matteo Jorgenson vers un second succès, ce qu’il n’a pas manqué de rappeler au sortir de l’ultime étape : « Je dois vraiment féliciter mon équipe, j’ai été super bien soutenu toute la semaine. Tout le monde a fait son job, dès le premier jour. » Un bon signe à l’heure des premiers préparatifs des grandes courses.
Les Français en rodage
Malgré la frayeur causée par la blessure à la main du double vainqueur du Tour de France, la Team Visma-Lease a Bike s’apprête à un avenir ensoleillé, à l’inverse de plusieurs étapes de cette 83e édition de Paris-Nice. Sous le déluge occitan ou la grêle survenue entre Vichy et la Loge des gardes, le peloton a dû subir les foudres climatiques durant une semaine, forçant à l’abandon plusieurs têtes d’affiche, parmi lesquelles le Danois Mattias Skjelmose (Lidl-Trek). La fatigue aura également eu raison du Belge Tim Merlier (Soudal Quick-Step), qui a dû renoncer à trente kilomètres de la ligne d’arrivée.
Le large contingent français a, quant à lui, été plutôt épargné par les blessures, s’octroyant même quelques succès, à l’image du classement de la montagne remporté par Thomas Gachignard (Total-Energies), ou de la 5e étape, glanée par Lenny Martinez (Bahrain-Victorious).
Mais les yeux du public étaient principalement braqués sur un revenant, le double champion du monde Julian Alaphilippe, tout juste arrivé dans la Tudor Pro Cycling Team, qui a conclu une semaine encourageante à la 37e place du classement général, à 5 min 14 s de Matteo Jorgenson. De quoi rêver d’une nouvelle apparition sur les routes du Tour ? Le Français devra d’abord attendre la confirmation de l’UCI (Union cycliste internationale) quant à une possible participation de son équipe. Mais il l’assurait au Monde : « En pleine forme, je peux remporter une victoire d’étape. » Rendez-vous est pris.
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