REVUE DE PRESSE – Éliminé en quarts de finale de Ligue des champions par Arsenal, le Real Madrid s’est attiré les foudres de la presse européenne, après une double confrontation ratée dans les grandes largeurs.
Toutes ces annonces, cette communication, ces promesses pour s’effondrer totalement. Ce mercredi, le Real Madrid recevait Arsenal au Bernabéu pour le compte du quart de finale retour de Ligue des champions, après été balayé à l’aller (3-0) à Londres. Un match auquel les Merengues nous annonçaient une soirée de folie et une folle remontée au score, une recette qui a déjà fonctionné dans le passé.
Malheureusement, la soirée a finalement viré au cauchemar après que Saka n’ouvre le score en deuxième période, après un penalty manqué en début de match qui se présentait comme symbole d’espoir pour le peuple madrilène. Malgré une égalisation express sur une erreur du défenseur français d’Arsenal, William Saliba, où Vinicius poussait le ballon dans le but vide, le Real n’a jamais vraiment inquiété cette solide équipe des Gunners, qui s’impose en fin de rencontre, sur une ultime contre-attaque de Gabriel Martinelli.
Plus que loin du compte, le Real n’a pas tenu toutes ses promesses et s’est même effondré durant cette manche retour, de quoi s’attirer les foudres de toute la presse européenne.
À lire aussi
Real Madrid-Arsenal : «On est le Real Madrid, on se doit de montrer un autre visage», constate Aurélien Tchouaméni
La presse espagnole en furie
Attendu devant son public et tous les médias espagnols après sa déroute du match aller (3-0), le Real, au-delà d’une remontée, devait montrer une réaction dans son antre. Raté. Dans les grandes largeurs. Aux premières loges, le quotidien Marca a titré «Ce Madrid n’est pas fait pour les miracles» et n’a pas mâché ses mots quant à la performance de la Maison Blanche : «Le Real Madrid a chuté en Ligue des Champions en raison de son manque de football, comme il l’avait prédit tout au long de la saison. Cette fois, ni leur attitude ni leur engagement ne sont à prendre en compte, mais ils ont semblé impuissants face à une équipe organisée et unie, avec et sans ballon. La fin du cycle est évidente.». Des mots forts pour une équipe avec un âge moyen de 27 ans, et habituée aux scénarios les plus fous les uns que les autres en C1, au cours des dernières saisons.
De son côté, l’autre journal madrilène AS n’a pu défendre les Merengues des critiques, en déclarant dans ses colonnes : «Un retour n’est rien d’autre qu’une glorieuse excuse pour un désastre colossal. Eh bien, cette fois, Madrid n’a pas obtenu le pardon de son péché originel devant un public qui a fait sa part, qui a fait des efforts dans la chorégraphie, mais l’équipe n’a pas eu assez de temps pour se remettre de la défaite de Londres. Un temps de réflexion commence désormais, qui aura des conséquences, car il n’y a pas de jour plus triste dans la saison pour le Real Madrid que son élimination de la Ligue des Champions.»
Là aussi, un sentiment palpable dans les termes utilisés est de mise pour décrire le naufrage, même s’il reste encore le championnat dans lequel le Real ne compte que quatre points de retard sur le Barça ainsi que la finale de la Coupe du Roi à disputer en mai prochain à Séville contre les Blaugranas.
Enfin, le quotidien catalan Mundo Deportivo a pointé du doigt, le manque d’impact dans le jeu du Real, malgré l’atmosphère des grands soirs au Bernabéu : « L’équipe d’ Ancelotti a essayé, mais l’équipe d’Arteta , parfois sous-estimée, est sortie vivante du stade et a rendu les choses difficiles au Real Madrid , qui ne remportera pas le trophée cette année .Au fil des minutes, ce qui semblait inévitable s’est confirmé, et Madrid , à ce moment-là, a jeté l’éponge»
À lire aussi
Real Madrid-Arsenal : «Nous savions que nous allions gagner», affirme Declan Rice
L’Angleterre fière de ses Gunners
De l’autre côté de la Manche, l’ambiance est nettement plus festive en ce jeudi, puisque avec cette première qualification depuis 2009 en demi-finale de Ligue des champions, Arsenal fait les gros titres : «Précision, timing et courage aussi. Arsenal n’était ni abattu, ni effrayé. Aucun d’eux ne l’était : ni par la légende, ni par l’ambiance, ni par l’histoire, ni par les joueurs qui les ont précédés. Il n’y avait ni le fatalisme ni la peur qui ont laissé tant d’autres s’effondrer et tomber ici, ni la mystique madrilène. Dans les tribunes, les supporters ont chanté jusqu’à la fin de ce qui était peut-être la plus belle soirée de leur histoire européenne, célébrée sur la plus grande scène et avec faste.» a décrit The Guardian ce jeudi, fier de voir une équipe anglaise se hisser dans le dernier carré.
Encore plus euphorique, The Telegraph voit ici l’un des plus grands, si ce n’est le plus grand exploit d’Arsenal en Coupe d’Europe, sans oublier de mentionner la méforme évidente du Real cette saison : «Arsenal est sur le point de devenir grand et devrait y croire. On leur a dit que 90 minutes, c’est long – molto longo – dans ce grand stade. C’était pour le Real, pas pour eux. Malgré toutes les fanfaronnades, les manœuvres psychologiques et les manipulations, le Real a manqué d’idées, ce qui ne reflète ni l’image de son entraîneur Carlo Ancelotti, dont le temps semble toucher à sa fin, ni celle de ses grandes stars. »
La presse française admirative et désormais méfiante avant la demie face au PSG
Alors que les Gunners voient ces quarts de finale désormais derrière eux, les hommes d’Arteta viendront dans l’hexagone en début de mai prochain affronter le PSG en demi-finale retour de C1. La presse française, plutôt admirative du résultat d’Arsenal dans la capitale, aura désormais un autre œil sur le futur adversaire du PSG : «Auteurs d’une prestation moins spectaculaire mais tout aussi sérieuse que lors du match aller, les Gunners ont éteint mercredi les velléités de come-back du Real Madrid(…) A Paris de ne pas se faire manipuler par les nombreuses combinaisons qui les avaient déjà déstabilisés (en octobre dernier) tout en essayant de limiter les fautes commises proches de la surface» a commenté L’Équipe, revenu notamment sur le dernier affrontement entre le PSG et Arsenal à l’Emirates Stadium (2-0), où les Parisiens très loin de leur forme actuelle avaient chuté pour la première fois en C1 cette année.
De son côté Le Figaro annonce un clash sur la route vers la finale à Munich, pour les Parisiens, qui semblent désormais à la hauteur contre cet Arsenal : «En clair, on ne risque pas d’assister à un copié-collé du match du 1er octobre. Rappelons que, contrairement aux deux tours précédents, le PSG se déplacera à l’aller, le 29 avril, avant de recevoir le 7 mai, pour le match retour. Rappelons aussi que les deux clubs s’étaient déjà croisés à quatre reprises avant cette saison, Paris ayant pris le meilleur sur Arsenal au bénéfice du but à l’extérieur en phase de groupes de C1, en 2016-17 (1-1, 2-2), après avoir été éliminé par les Gunners en demi-finales de la Coupe des coupes, en 1994 (1-1, 1-0).»
Source du contenu: www.lefigaro.fr
