Tombeurs d’Arsenal en demi-finales de C1 (1-0, 2-1), les Parisiens se hissent en finale pour la deuxième fois de leur histoire. Ils retrouveront les Nerazzurri le 31 mai à Munich.
En route pour Munich. Forts d’un avantage d’un but acquis au match aller, à Londres, les Parisiens ont disposé d’Arsenal (2-1) ce mercredi, au Parc des Princes, et ainsi composté leur billet pour la finale de Ligue des champions. Ce n’était pas une balade de santé, loin s’en faut. Qu’importe. Les Rouge et Bleu défieront l’Inter Milan, tombeur du Barça (3-3, 4-3 ap), le 31 mai à l’Allianz Arena de Munich. Deuxième finale de C1 dans l’histoire du club, après 2020.
15 minutes en enfer
«On a conscience qu’on va souffrir à certains moments», disait Luis Enrique avant la rencontre. Il n’imaginait sans doute pas que ses joueurs prendraient autant la marée d’entrée. Un bouillon. 15 minutes en enfer, avec cette tête de Rice juste à côté (3e) et deux énormes parades de Donnarumma (4e, 8e). Au quart d’heure de jeu, 70% de possession pour les Gunners, seuls maîtres à bord. Le PSG étouffé. L’exact opposé du début de match à l’aller.
L’éclair de Ruiz
À défaut de retrouver son jeu, Paris sortait la tête de l’eau. Et piquait en contre. Le genre de piqûre qui fait mal, avec «Kvara» qui trouvait le poteau de Raya (16e) et réveillait le Parc. Encore un contre, et une frappe toute molle de Doué (23e). Celle de Ruiz ne l’était pas. Une patate de forain à l’entrée de la surface, du gauche, pour une ouverture du score en forme d’énorme ouf de soulagement (1-0, 27e). Le Virage Auteuil s’embrasait. De l’air. Le feu. La vie. Rice parlait de ces «moments magiques» qui peuvent faire basculer un match, une saison. Comme son doublé sur coup franc contre le Real, en quarts. La magie, c’est Ruiz qui l’avait au bout du soulier. Premier but en C1 pour lui.
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Encore un contre, Doué et Barcola à l’abordage, le deuxième nommé qui mangeait la feuille (29e). Arsenal ne désarmait pas, mettait un gros impact, mais le jeu se rééquilibrait désormais sensiblement. Les yeux dans les yeux. Coup pour coup. Mais toujours pas de maîtrise parisienne. Tension maximale. Encore quelques frayeurs sur le but parisien à défaut de grosse occasion mais deux buts d’avance sur l’ensemble des deux matchs à la pause (1-0 M. T.).
Saka en trouble-fête, mais…
Peu d’occasions de s’enflammer de part et d’autre à la reprise. Quand le public du Parc bouillonnait, c’était à la 50e, quand Dembélé sortait du banc pour son échauffement. Donnarumma vigilant sur un corner rentrant (56e). Et magistral pour écarter cette frappe enroulée de Saka qui prenait le chemin de la lucarne (63e). Les «Donnarumma, Donnarumma» tombaient des tribunes. Et cette frappe anodine de Hakimi dans la foulée (64e). Anodine ? Tout le Parc le croyait. Mais l’arbitre, M. Zwayer, faisait appel à la Var sur un penalty. Pour une potentielle faute sur Saka ? Et non, pour une main de Lewis-Skelly sur le tir de Hakimi. Penalty ! Vitinha face à Raya… avantage au portier espagnol (69e). Hakimi lui, ne laissait aucune chance à Raya sur une remise de Dembélé (2-0, 72e). Paris au paradis. Le Parc en fusion.
Un pied en finale ? Un pied seulement. D’autant que Saka réduisait le score après un oubli de Marquinhos (2-1, 76e). Lequel Saka ratait l’égalisation face au but vide (79e). Au tour de Dembélé (81e) et Hakimi (82e) de faire trembler Raya. KO dans l’air. Mais on en restait là (2-1 score final). Ou plutôt, Arsenal en restait là, aux portes de la finale.
L’Inter en ligne de mire
Et maintenant, toutes les attentions seront tournées vers le 31 mai et l’Inter Milan, actuel dauphin de Naples en Serie A et dont l’immense majorité de l’effectif a déjà joué (et perdu) une finale de C1, en 2023, contre Manchester City (0-1). Trois semaines, une éternité. En attendant, Luis Enrique aura le loisir de passer un agréable anniversaire ce jeudi, contrairement à 2024, après l’élimination face à Dortmund. Et en plus, il n’aura pas à affronter un Barça qui fait vibrer son cœur. Sa tête est en revanche pleinement tournée vers l’obtention de cette première C1 avec Paris.
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