L’Olympique de Marseille s’est imposé 3-2 face à l’OL ce dimanche, au Vélodrome, à l’issue d’une affiche d’une formidable intensité.
Marseille en forme olympique. L’OM a remporté «l’Olympico» face à Lyon (3-2), dimanche, au Vélodrome, lors du dernier match de la 20e journée de Ligue 1. Une affiche qui se déroulait devant 65.000 spectateurs et qui a tenu toutes ses promesses, avec une deuxième mi-temps folle au cours de laquelle cinq buts ont été inscrits. Une formidable soirée achevée avec de très belles images de communion entre les Marseillais et leur fidèle public. Au classement, l’OM reste à 10 longueurs du leader parisien, qui l’a emporté 5-2 à Brest samedi. L’OL recule à la septième place, à 10 points de son bourreau du soir.
Une première période stérile
Dans un Vélodrome bouillant pour ce choc qui promettait forcément après le match aller – un sublime 3-2 au Groupama Stadium -, le premier acte fut globalement décevant. Si les Phocéens sont bien entrés dans cette rencontre, en dominant les débats et le milieu de terrain (Rabiot et Rongier en grande forme) face à des Lyonnais absents dans l’engagement, les hommes de Roberto De Zerbi ne se sont jamais montrés décisifs. Seuls quelques centres venus de la gauche par Quentin Merlin ont apporté un peu de danger dans la surface de réparation lyonnaise.
En face, les joueurs de Paulo Fonseca, complètement muets offensivement – à l’image de Lacazette – durant les 45 premières minutes, ont bien défendu et su contenir les vagues marseillaises, avec un bloc solide et compact, qui a posé des difficultés à Greenwood et aux siens dans l’animation. Un spectacle loin d’être à la hauteur de celui proposé dans les tribunes du Vélodrome, où on a pu apercevoir de sublimes tifos à l’entrée des 22 acteurs.
Après le calme, la tempête
Mais dans une seconde période absolument délirante, les deux Olympiques ont offert un spectacle sublime, avec pas moins de cinq buts et des envolées sur toutes les actions. C’est d’abord Corentin Tolisso qui a complètement refroidi le Vélodrome sur une offrande de Cherki (0-1, 53e) lors d’un temps fort adverse, avant que l’entrée de Gouiri côté marseillais ne change tout. Sur une passe déviée de l’ancien Rennais, Greenwood finissait en renard des surfaces (1-1, 61e) et relançait l’espoir. Trois minutes plus tard, Marseille prenait même l’avantage grâce à Rabiot (excellent ce soir), sur une sublime action initiée par Greenwood à l’entrée de la surface (2-1, 64e).
Mais Lyon ne tardait pas à réagir, et sur un penalty obtenu après une main litigieuse de Rabiot, Lacazette ramenait les deux équipes à égalité grâce à une frappe rageuse sous la barre de Rulli (2-2, 72e). Les Phocéens ne lâchaient pas, continuaient d’attaquer, et c’est finalement Luis Henrique, sur une offrande de Lirola, qui fusillait Perri d’une reprise en pleine lucarne à quelques minutes du coup de sifflet final (3-2, 85e). Le Vélodrome en fusion. Rabiot, Greenwood, Hojbjerg et compagnie ont tous haussé leur niveau de jeu dans le second acte pour trouver la solution, quand les Lyonnais ont, eux, trop subi dans les derniers instants.
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