Le Tour des Flandres, un monument cycliste entre fête populaire et identité flamande

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Le duel annoncé entre le Néerlandais Mathieu van der Poel, tenant du titre, et le Slovène Tadej Pogacar, vainqueur en 2023, pourrait ne pas être la principale attraction de la 109e édition du Tour des Flandres, dimanche 6 avril. Sur le deuxième « monument » de l’année – ces épreuves d’un jour les plus prestigieuses du calendrier cycliste –, « la vraie star, c’est le public », résume Dylan Teuns, 8e l’an dernier à l’arrivée.

Comme ses compatriotes, le Flamand de l’équipe Cofidis s’attend à un soutien massif des spectateurs le long des 269 kilomètres du tracé entre Bruges et Audenarde (Belgique), où monts abrupts et secteurs pavés se succéderont.

« Le Ronde fait autant partie de l’héritage local que les processions de Furnes et de Bruges, le festival de chats à Ypres ou la bénédiction de la mer à Ostende, écrivait, en 1958, l’auteur wallon Paul Beving. Cette course cycliste est le plus fabuleux de tous les festivals flamands. Aucune autre course ne crée une telle atmosphère, une telle ferveur populaire. »

Un million de personnes – un peu plus de 15 % de la population de la région – sont attendues sur les bords des routes pour acclamer les valeureux coureurs. « Un spectacle digne du Tour de France et des Jeux olympiques », estime Pierre Lagrue, coauteur, avec Philippe Lorin, de Cyclistes de légende (Editions de Paris Max Chaleil, 2021). « On sent la bière partout. Il y a cinq ou six rangées de spectateurs : tu ne peux même pas t’arrêter pisser ! », raconte Dries De Bondt, champion de Belgique sur route 2020.

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Source du contenu: www.lemonde.fr

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