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Lors de la 10e édition de la course à la voile autour du monde, en solitaire et sans escale, les skippers ont notamment dû affronter de nombreux vents violents.
Une semaine après sa victoire au Vendée Globe, le skipper Charlie Dalin est revenu sur les raisons de sa victoire avec Thibaut Gauthier dans Le Figaro La Nuit. Si le Normand a évoqué «les choix techniques et architecturaux» ainsi que «son équipe», il a également pointé la tempête qui s’est produite dans l’océan indien. «Ça a été un moment décisif, un moment important», a-t-il raconté, expliquant son choix de partir vers l’est.
«Il y a deux choix à ce moment-là. Soit partir au nord comme l’a fait une bonne partie de la tête de flotte pour s’éloigner du cœur de cette tempête, soit partir vers l’est», relate le Havrais. Charlie Dalin opte finalement pour la seconde option, comme son confrère Sébastien Simon qui le suit en tête de la course. «Je n’avais pas le droit à l’erreur. À ce moment-là, il n’y a plus d’autres concurrents. Je fais la course avec cette tempête», a-t-il confié.
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«C’est un peu comme un cyclone»
Alors que «la dépression se déplace vers l’est», le navigateur doit «absolument rester en avant de la tempête». Sous peine de se retrouver dans une situation difficile : «Si j’avais eu le moindre problème technique, si j’avais dû ralentir, je me serais fait happer par le centre sans vent de la dépression – c’est un peu comme un cyclone – je me serais retrouvé dans une zone sans vent puis dans des vents glacials venant tout droit de l’Antarctique, avec des vents à 120 km/h et des vagues de 10 à 12 mètres, et là ça aurait été dangereux».
Charlie Dalin s’en sort finalement indemne et franchit en premier la ligne d’arrivée de cette 10e édition, aux Sables-d’Olonne, en seulement 64 jours, 19 heures, 22 minutes et 49 secondes. À bord de son monocoque Macif, le marin normand pulvérise même le temps de référence de l’épreuve établi par Armel Le Cléac’h en 2016-2017.
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