Judo : Agbégnénou, Dicko et 16 autres judokates de l'équipe de France inquiètes de la réforme de la «Judo Pro League»

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Après la réforme votée de la «Judo Pro League», 18 judokates françaises ont exprimé leurs inquiétudes ce mercredi.

Ça gronde. Dix-huit judokates de l’équipe de France ont exprimé leurs inquiétudes mercredi vis-à-vis de la réforme de la «Judo Pro League»  actée par la Fédération française (FFJDA), appelant à une «réflexion» sur le calendrier des compétitions.

Dans une lettre ouverte, les judokates – parmi lesquelles la championne olympique Clarisse Agbégnénou ou encore les championnes du monde Romane Dicko, Margot Pinot et Audrey Tcheuméo – soulignent ne pas être opposées à la compétition «dans son format actuel». Mais elles affirment que «son intégration au circuit de compétition soulève de profondes inquiétudes, notamment concernant la santé physique et mentale des athlètes».

À la suite d’un vote de son assemblée générale, la FFJDA avait acté mi-avril la transformation de la «Judo Pro League», tournoi par équipes mixtes créé en 2022 par le président de la Fédération Stéphane Nomis, en Championnats de France par équipes, faisant de cette compétition par étapes l’unique voie de qualification pour la Ligue des champions. Une vingtaine de clubs avaient déjà dénoncé une décision «injuste et non concertée» et s’étaient notamment émus de l’alourdissement du calendrier engendré par cette réforme. Saisi par plusieurs clubs, le Comité olympique français (CNOSF) avait alors conseillé à la FFJDA de revenir sur sa réforme, ce que la Fédération a refusé.

Si les judokates reconnaissent que « cette compétition au format actuel est de bon augure pour le développement national de notre sport», elles appellent toutefois «à une réflexion collective et urgente sur le calendrier, la charge de compétition, et les conditions d’engagement des athlètes». «Le corps humain a ses limites: l’ajout de 4 à 6 nouvelles dates par an, en plus d’un calendrier international déjà extrêmement exigeant, pousse dangereusement les athlètes vers une surcharge d’entraînement, une fatigue chronique, et une fragilisation musculaire accrue», préviennent-elles. «L’objectif ne peut être d’accélérer à tout prix, mais de garantir un haut niveau de performance durable, dans le respect de la santé physique, mentale et sociale des sportives», est-il ajouté.

Source du contenu: www.lefigaro.fr

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