Au bout du chaos, Lando Norris, vice-champion du monde de formule 1, a remporté au volant de sa McLaren, dimanche 16 mars, un Grand Prix d’Australie fou, perturbé par la pluie, devant le tenant du titre, Max Verstappen.
Sur le circuit de l’Albert Park à Melbourne, le Britannique, parti en pole, ne s’est laissé surprendre ni par la pression, ni par la pluie malgré une grosse frayeur, et surtout pas par « Mad Max », son rival néerlandais pour la couronne mondiale l’an dernier. « C’était incroyable, une course de haut niveau, surtout avec Max derrière moi », a savouré le vainqueur du jour, qui a vu Verstappen revenir dans ses roues en toute fin de course. « C’était un peu stressant, je ne vais pas mentir », a-t-il reconnu à l’arrivée.
« C’était une course difficile, mais la fin était amusante », a réagi Max Verstappen. « Lando s’est fait un peu peur, c’est pourquoi je me suis rapproché, mais c’était plaisant (…) de se battre pour la victoire », a encore dit le pilote de l’écurie Red Bull.
Le Britannique George Russell (Mercedes) a pris la troisième place.
Oscar Piastri pris au piège, Lewis Hamilton dixième
Si la majorité de la course s’est disputée dans la fraîcheur (il faisait à peine 15 degrés) et sur une piste séchante après les averses tombées plus tôt dans la journée, la pluie s’est invitée à la fête à moins de quinze tours de la fin, anéantissant les espoirs de podium du héros local, Oscar Piastri (McLaren).
L’Australien, longtemps deuxième, est parti à la faute sur une piste redevenue glissante. Resté bloqué dans l’herbe, il a pu repartir, porté par la clameur de plus de 130 000 personnes acquises à sa cause, et a terminé neuvième.
« Je suis évidemment très déçu, a réagi Oscar Piastri. J’ai l’impression d’avoir fait une course incroyablement performante à chaque tour, sauf un (…), je ne peux m’en prendre qu’à moi-même. » Le natif de Melbourne veut toutefois se rassurer : « Le gros point positif (…), c’est que j’ai senti que j’avais un très bon rythme dans toutes les conditions, c’est ce que je vais retenir de ce week-end. »
McLaren, qui semblait filer vers un doublé, faisait figure d’équipe à battre ce week-end à l’aube d’une saison encore incertaine. Sept constructeurs figurent dans le top 10 de cette première manche de l’année.
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Pour son premier Grand Prix avec Ferrari, le septuple champion du monde britannique Lewis Hamilton termine dixième ; son coéquipier monégasque Charles Leclerc, huitième. Les deux monoplaces rouges ont été victimes d’une erreur stratégique, ayant été appelés trop tard à rentrer aux stands lorsque la pluie est revenue. Ferrari avait minimisé l’averse.
Abandon prématuré d’Isack Hadjar
Cette saison, la F1 hérite d’une grille largement remaniée, marquée par l’arrivée d’Hamilton chez Ferrari et des débuts de plusieurs pilotes dans l’élite, à l’instar d’Isack Hadjar chez Racing Bulls. Au défi d’une piste encore mouillée pour sa première course de F1, le Français de 20 ans, onzième sur la grille, a dû abandonner avant même le départ, la faute à une sortie de piste lors du tour de formation.
Quelques minutes plus tard, une fois la course lancée, c’est au tour de Jack Doohan de perdre le contrôle de son Alpine. Comme Isack Hadjar et quatre autres « rookies », l’Australien dispute cette année sa première saison complète en F1.
Autre abandon prématuré, celui de Carlos Sainz. Fraîchement arrivé chez Williams après quatre saisons avec Ferrari, l’Espagnol n’aura, lui non plus, pas fini son premier tour de course, terminant dans le mur.
Le grand espoir Andrea Kimi Antonelli, qui succède à Hamilton chez Mercedes, a terminé quatrième pour sa première course dans la catégorie reine du sport auto. L’Italien fait partie des deux seuls pilotes titularisés cette saison – avec le Britannique Oliver Bearman, quatorzième et dernier au volant de sa Haas – à avoir vu la ligne d’arrivée. Le Brésilien Gabriel Bortoleto (Sauber) et le coéquipier néo-zélandais de Verstappen, Liam Lawson, ont en effet abandonné après être partis à la faute.
Source du contenu: www.lemonde.fr
