Le média brésilien Globo Esporte affirme que Dimitri Payet a été mis en examen par le parquet de l’État de Rio de Janeiro pour «violences psychologiques» à l’encontre de l’avocate Larissa Ferrari, qui est aussi son ex-maîtresse.
Dimitri Payet a été visé par une plainte pour « violences physiques, psychologiques et sexuelles » . Elle a été déposée par l’avocate Larissa Ferrari, l’ancienne maîtresse du joueur français. Globo Esporte indique que la plaignante de 28 ans avait porté plainte contre le Réunionnais fin mars. Plainte classée sans suite puis réouverte par le procureur à la suite de l’appel interjeté de Madame Ferrari.
Contrat résilié avec son club
Dimitri Payet évoluait à Vasco de Gama depuis 2023 et son départ de l’OM. Le club brésilien a annoncé il y a dix jours résilier le contrat qui le liait à l’ancien international français. Larissa Ferrari et le joueur de 38 ans ont entretenu une relation extraconjugale pendant plusieurs mois entre fin 2024 et mars 2025.
Dans le procès-verbal de la police du 29 mars de cette année, la plaignante assure avoir « été agressée par Dimitri Payet, ce qui a laissé des marques sur son corps, et souffert de violence physique, morale, psychologique et sexuelle».
«Des crises de jalousie de plus en plus violentes»
Larissa Ferrari a déclaré au site G1 qu’après «un match contre l’Atlético Mineiro, durant lequel une amie avait publié une photo, il est devenu furieux. La pression psychologique et ce qu’il appelait les punitions ont alors commencé.» L’avocate a précisé aux enquêteurs qu’elle souffrait «d’un trouble de la personnalité, caractérisé par une hypersensibilité» et explique que Dimitri Payet aurait profité de sa fragilité pour «opérer un chantage émotionnel et gagner des faveurs sexuelles».
«J’ai commencé à me sentir émotionnellement violée» a-t-elle affirmé. Pendant les rapports sexuels, il a commencé à me punir, à me frapper, à marcher sur mon visage, sur mon corps. J’avais peur de dire quoi que ce soit et je savais que, si je n’acceptais pas la punition, je pouvais le perdre. Il m’a même demandé de boire mon urine ou de lécher le sol… Alors oui, j’ai fini par l’accepter.»
Des souffrances accompagnées de manipulations pour le parquet
Toujours selon Globo Esporte, le parquet réclame le versement de dommages et intérêts moraux à la victime ainsi que le remboursement des frais de santé qui lui ont été prodigués. Le procureur a également demandé la condamnation de Dimitri Payet. Le parquet explique que l’avocate aurait fini par souffrir d’anxiété, de dépression et de dépendance affective. «Des souffrances qui auraient été aggravées par des attitudes manipulatrices humiliantes» du Français.
En avril dernier, Payet avait été entendu la police de Jacarepagua spécialisée dans la protection des femmes. Le joueur avait alors confirmé l’existence de cette relation extraconjugale mais nié les violences. Son avocate, Maître Sheila Lustoza, a été contactée par Globo Esporte et s’est dite «surprise par le réexamen de la demande de non-lieu, car elle repose sur des informations déjà consignées au dossier». Elle a aussi réaffirmé sa confiance dans la justice, «qui reconnaîtra l’innocence de son client».
«Cette mesure démontre que les autorités sont conscientes de la gravité des faits et sont disposées à garantir que les comportements portant atteinte à la dignité des femmes ne restent pas impunis, quel que soit le profil public de la personne faisant l’objet de l’enquête», se félicitent pour leur part les avocats de Larissa Ferrari.
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