«Folie absolue», «le PSG tremblait», «d’innombrables doutes», la presse européenne perplexe malgré la qualification parisienne

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Battu ce mardi pour le compte du quart de finale retour de Ligue des champions (3-2), mais qualifié grâce à son avantage du match aller, contre Aston Villa, le PSG s’est fait très peur à Villa Park, une donnée constatée par toute l’Europe.

Le PSG est qualifié en demi-finale de Ligue des champions, voilà le principal enseignement de la soirée de Ligue des champions mardi soir. Car sur le plan de leur performance, les Parisiens se sont fait très peur sur la pelouse d’Aston Villa. Menant deux buts à zéro grâce à des réalisations des latéraux Achraf Hakimi et Nuno Mendes, Paris a vécu le reste de la soirée dans un doute incessant. Renversés en deux minutes au retour des vestiaires, menés 3 buts à 2, les hommes de Luis Enrique s’en sont remis plusieurs fois à leur dernier rempart Gigio Donnarumma, en très grande réussite.

Sollicité à de nombreuses reprises, l’Italien a su tenir la baraque durant la seconde période, et a offert la qualification au PSG (3-2, 5-4 sur les deux matchs), qualifié pour une quatrième demi-finale en six ans. Bien sûr, Paris est dans le dernier carré de la Ligue des champions, mais l’équipe de la capitale n’a évidemment pas échappé aux critiques de la presse européenne.

Le courage des Villans selon la presse anglaise

La presse britannique a, dans sa globalité, tenu à mentionner la sortie d’Aston Villa de la compétition avec les honneurs, reconnaissant la supériorité du PSG dans la double confrontation : «Ils pourraient bien devenir la première équipe du Paris Saint-Germain à remporter la Ligue des Champions et pourtant, malgré tout ce qui les attend, leur soirée à Villa Park a duré 94 minutes, au cours desquelles ils se sont demandé si la vieille malédiction allait frapper à nouveau. Le PSG a trouvé de nombreuses manières de saboter une campagne prometteuse en Ligue des champions, et pendant un instant, une nouvelle perte de sang-froid fatale semblait possible. C’est une grande équipe, jeune et ambitieuse, mais même les grandes équipes doivent parfois compter sur un excellent gardien», souligne The Telegraph.

Un témoignage renforcé par le média confrère The Guardian, qui salue aussi la démonstration parisienne depuis de nombreux mois : «Villa a fait preuve de beaucoup de détermination et, au cours d’une période dorée, ils ont marqué deux buts supplémentaires en menaçant de tout bouleverser, notamment l’idée que le PSG est actuellement la meilleure équipe d’Europe, le favori de la compétition qu’ils ont poursuivie si durement pendant si longtemps.»

La presse espagnole, observatrice en cas de nouvelle nuit d’ivresse à Madrid

Désormais en demi-finale, le PSG affrontera le vainqueur de la confrontation opposant le Real Madrid à Arsenal. Alors que les Gunners se sont imposés à l’aller dans son stade (3-0), le Real et toute l’Espagne croient en une nouvelle «remontada» des Merengues ce mercredi soir, de quoi déjà observer les performances d’un potentiel futur adversaire. Saluant comme de nombreux médias la performance de Donnarumma, le quotidien madrilène Marca, indique : «Le duel est entré dans des moments de folie absolue. Tout peut arriver. Villa, en pleine forme, s’est heurté à un énorme Donnarumma qui a réalisé un arrêt fou face à Tielemans. S’il avait été protagoniste à Anfield (en huitièmes de finale) et à Wembley (en finale de l’Euro remportée par l’Italie), l’Italien voulait aussi l’être à Birmingham. Le PSG tremblait, Villa Park rugissait.» 

Dans le même registre le journal AS a été plus exigeant, dans un esprit critique fidèle à celui qu’on lui connaît, quant à la performance des Parisiens à Villa Park : «La soirée a été terne pour le PSG, qui semblait parfois voué à sa énième déception continentale, tandis qu’Emery semblait sur le point de réaliser un autre miracle européen. (…) Ils ont oublié la maturité et la ténacité démontrées lors du tour précédent contre Liverpool. Une soirée énorme à Villa Park, même si ce sont les visiteurs qui ont remporté la finale, mais cela a laissé d’innombrables doutes.»

De son côté le média catalan Mundo Deportivo, plus concerné par la qualification du Barca, avec la première défaite à Dortmund du club catalan en 2025, a mentionné la performance des Parisiens :«Au grand désarroi du PSG, Aston Villa a porté le score à 3-2, et Unai Emery a clairement indiqué que s’il devait quitter cette Ligue des Champions, ce serait en faisant beaucoup souffrir le PSG.»

Joie mesurée dans l’hexagone

Concernant la presse française, le PSG malgré sa qualification ne fait pas les gros titres, mais se satisfait d’un retour en demi-finale de C1 pour la deuxième fois consécutive. L’Equipe mentionne un «ballottement» sur ce quart de finale retour et appuie : «Le Paris-SG avait fait un grand pas vers la qualification avec sa victoire au match aller (3-1), mais les joueurs de Luis Enrique s’attendaient à une autre adversité sur la pelouse d’Aston Villa, ce mardi soir. Ils ont été très sérieusement ballottés, voire à deux doigts de craquer au cours d’un match assez fou, où les Anglais ont trouvé les armes pour faire douter ce PSG.»

Une analyse assez partagée par le reste de la presse sportive tricolore comme Le Parisien, qui tient à mettre en lumière tout de même la capacité de tenue d’un résultat du PSG : «Mais même en étant très mauvais pendant une heure, il parvient à se qualifier, l’objectif après avoir éliminé Liverpool au tour précédent. Même s’il devra méditer son énorme passage à vide dans la rencontre, Paris se présente une nouvelle fois dans le denier carré de l’épreuve avec beaucoup plus de garanties que la saison dernière.»

Enfin, Le Figaro souligne la peur avec laquelle le PSG a maintenu le suspense durant cette manche retour à Birmingham : «Attention au relâchement, avec quelques erreurs d’inattention, un peu de facilité dans les rangs parisiens. (…) Comme si les Parisiens s’attachaient à vouloir tenir les spectateurs en haleine avec leurs erreurs. Malgré tout, la qualification pour le dernier carré de la Ligue des champions est acquise. Mais que ce fut difficile.»

Source du contenu: www.lefigaro.fr

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