Les Pacers ont disposé d’Oklahoma City mercredi, à la Gainbridge Fieldhouse, et mènent désormais 2-1 en finale.
«C’est le plus gros match de l’année», jurait le Pacer Pascal Siakam avant le Game 3 des Finales NBA mercredi, à Indianapolis. Et pour cause, à 1-1 en finale, le vainqueur de la troisième manche a décroché le titre dans 80,5% des cas. Les enjeux étaient clairs. Braqueurs au Game 1 (110-111) et dominés au Game 2 (123-107), dans l’Oklahoma, les Pacers de Tyrese Haliburton (22 pts, 9 rbs, 11 pds), Pascal Siakam (21 pts) et de l’incroyable Benedict Mathurin (27 pts en 22 mins, 9/12) l’ont emporté 116-107 face à Oklahoma City pour mener 2-1 dans la série. Les deux équipes se retrouveront vendredi, toujours à la Gainbridge Fieldhouse. À noter l’impact XXL des remplaçants d’Indiana Obi Toppin (8 pts, +18) et T.J. McConnell (10 pts, 5 ints). Du côté d’OKC, qui a perdu 19 ballons, trois joueurs à 20 points et plus, Jalen Williams (26 pts), Shai Gilgeous-Alexander (24) et Chet Holmgren (20).
Intensité maximale d’entrée, nervosité aussi, avec Shai qui jouait des coudes face à Nembhard sur la première possession. Siakam au four et au moulin, mais Holmgren, encore plus : le géant (2,16m) d’OKC inscrivait 12 des 19 premiers points de son club (10-19). Aphone durant 9’33, «SGA» permettait au Thunder de terminer le premier quart sur un 7-2 (24-32 fin 1er QT) alors que les triples de Turner et Haliburton avaient ramené Indiana à -2 (20-22).
McConnell et Mathurin enflamment Indianapolis
Et la folie s’emparait d’Indianapolis, avec les entrants McConnell et Mathurin en magnifiques détonateurs (35-36). Temps mort OKC. Pas assez pour calmer McConnell (37-36), ni Mathurin (39-36). OKC dans les cordes. Les deux triples de Joe faisaient du bien (39-39, puis 42-42). Mais Mathurin continuait son festival (47-42) et Haliburton enfonçait le clou (49-42). Gilgeous-Alexander ramenait les siens (51-53, puis 53-55) mais ce diable de McConnell donnait +4 Indiana à la pause (64-60 MT). 30 points du banc pour les Pacers (contre 11), dont 14 de Mathurin et 6 de McConnell, ce dernier ayant aussi distribué 4 «assists» et réalisé 3 interceptions. Impact maximal. Un chiffre avait toutefois de quoi inquiéter Rick Carlisle et ces Pacers : 3, le nombre de fautes de Siakam, Nesmith et Nembhard au moment de rentrer au vestiaire. Ou pas…
Ça partait fort à l’entame du deuxième acte, avec un 8-0 d’Oklahoma City, dont 6 points de Jalen Williams (64-68) et la réponse immédiate d’Indiana (74-70). «SGA» et Dort alignaient les trois points (76-76) mais l’usine à gaz Haliburton s’occupait de tout (79-76). Du déchet des deux côtés par la suite, par excès d’envie, d’engagement, un peu de maladresse aussi. En tout cas, les minutes défilaient, pas les points. Égalité à l’entame de la dernière minute du troisième quart (83-83) avant un «and 1» de Holmgren, aphone depuis la mi-temps, et ce triple assassin de Jalen Williams (84-89 fin 3e QT).
«SGA» sous cloche, la foudre sur OKC
Début du quatrième quart-temps, retour de la tornade McConnell/Mathurin (98-96) et ce triple signé Haliburton pour faire rugir de plaisir la Gainbridge Fieldhouse (101-98). Le Thunder multipliait les impairs et était sanctionné, avec cette claquette monstrueuse de Toppin en point d’orgue (107-100). Sous cloche, Gilgeous-Alexander sortait du bois (107-102), mais Nesmith en remettait une couche au-delà de l’arc de cercle (110-102), à 3’04 du buzzer. Au-delà de cette faute flagrante oubliée en leur faveur, les joueurs de Mark Daigneault prenaient la foudre, à l’image de Holmgren malaxé par Turner, et Siakam donnait +8 aux siens avec 1’09 à jouer (112-104). Haliburton ratait l’estocade – avec une faute oubliée par des arbitres pas dans un grand soir – et Jalen Williams ramenait OKC à -6 (112-106). Deux lancers de Mathurin (114-106). OKC en ratait. Et Siakam clôturait le score (116-107 score final). Fou. Complètement fou. Mais tellement mérité. Nous avons une vraie finale.
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