Euro féminin de handball : Sébastien Gardillou, nouveau capitaine du bateau bleu

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L’après-Olivier Krumbholz a débuté. Après un quart de siècle à la tête de l’équipe de France féminine de handball, seulement interrompu par une brouille avec la fédération entre 2013 et 2016, le coach lorrain a pris sa retraite après les Jeux olympiques, conclus par une médaille d’argent, son quinzième podium dans une compétition internationale. C’est à son adjoint depuis huit ans, Sébastien Gardillou, que revient la lourde tâche de lui succéder. Avec, en guise de premier rendez-vous, un championnat d’Europe qui se déroulera du 28 novembre au 15 décembre (en Suisse, en Autriche et en Hongrie). Jeudi à 20 h 30, les Bleues ont rendez-vous avec la Pologne à Bâle.

Agé de 49 ans, Sébastien Gardillou est l’homme des missions difficiles. Après l’échec de l’Euro 2022, terminé à la quatrième place, Olivier Krumbholz lui avait confié la tâche de réinventer le jeu d’attaque des Tricolores, devenu trop prévisible. Grâce à ses combinaisons sophistiquées, les Françaises avaient décroché, un an plus tard, un troisième titre mondial. Dans l’euphorie générale, certaines joueuses l’avaient alors qualifié de « génie ». Cette réussite a convaincu les responsables de la fédération de lui confier la barre du bateau bleu, malgré ses réticences initiales : « C’est vrai, au départ, je n’étais pas candidat, acquiesce-t-il, mais Olivier m’a fait changer d’avis. »

Entre les deux hommes, aux caractères si différents, la collaboration a été aussi longue que féconde. « On a mis du temps à fonctionner ensemble, mais les dernières années, c’était un pied d’enfer !, avoue l’ancien adjoint. Nous étions très complémentaires : Olivier est quelqu’un de pragmatique et moi, je suis un rêveur, un créatif. J’ai été influencé par sa capacité à faire des choix forts. Mais je ne chercherai pas à l’imiter, car il est inimitable. »

Dans la nouvelle organisation mise en place, Sébastien Gardillou a choisi de s’entourer de David Burguin, qui était jusqu’à présent l’analyste vidéo de l’équipe de France, et d’Amandine Leynaud, l’entraîneuse des gardiennes, tous deux promus au rôle d’adjoints. « Le cœur du réacteur doit devenir un trio », insiste le nouveau sélectionneur, adepte, encore plus que son prédécesseur, d’un management participatif.

« En tant qu’adjoint, Sébastien était très proche des joueuses, toujours ouvert à la discussion, confirme Tamara Horacek, qui a repris le brassard de capitaine pendant la préparation de l’Euro en l’absence d’Estelle Nze Minko. J’ai hâte de voir ce que ça va donner ! » Cet enthousiasme est partagé par Amandine Leynaud, qui a connu Sébastien Gardillou à 16 ans lorsqu’il dirigeait l’équipe de France junior : « Il y a beaucoup de complicité entre nous, se félicite-t-elle. Sébastien s’inscrit dans la continuité d’Olivier. Les filles et le staff le ressentent. Il avait déjà depuis longtemps un rôle important. Il a montré sa compétence et nous avons eu de bons résultats. L’avoir choisi sécurise tout le monde. »

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Source du contenu: www.lemonde.fr

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