Espaly-PSG : des amateurs valeureux, Tenas à la rue, Ramos invisible… Les tops et les flops

Date:

Dans la douleur, le PSG s’est qualifié face aux amateurs d’Espaly (2-4) en 16es de finale de la Coupe de France. Découvrez ce qui a plu… et déplu à notre rédaction.

TOPS

Espaly fait honneur au foot amateur 

Malgré leur défaite (2-4), les joueurs d’Espaly ont fait rêver bien plus que les 18.000 personnes présentes pour cette rencontre de Coupe de France au stade Marcel-Michelin. Jordan Etienne, Gabay Allaigre, Mouad Ait Boulaalam ou encore Kevin Gjeçi, des noms inconnus sur le papier et qui ont pourtant porté haut les couleurs du football amateur pour tenir tête pendant près de 87 minutes au leader de Ligue 1 et vainqueur de 15 Coupes de France. Solidaire, audacieuse et disciplinée, la formation de Lionel Vaillant – à la peine dans sa poule de national 3 – a joué sans complexe contre l’ogre parisien. Kevis Gjeci a ouvert le score d’entrée (3e) et Maxence Fournel a fait preuve de caractère pour égaliser (71e) et plonger le PSG en plein doute. Si l’aventure s’arrête ici pour ce groupe, il peut sortir la tête haute et se servir de ce genre de prestation pour valider son maintien en cinquième division.

 Paris sauvé par ses entrants 

Dans le dur en première période, Luis Enrique a procédé à trois changements dès le retour des vestiaires. Coaching gagnant, Vitinha, Kang In Lee et Nuno Mendes ont redynamisé une formation parisienne sans solution. Vitinha a offert de nombreux caviars à ses attaquants pour casser les lignes d’un bloc défensif très resserré et bien aligné. Kang In Lee a plusieurs fois pris sa chance de loin et obligé le gardien Jordan Etienne à être vigilant. Enfin Nuno Mendes a fait l’essentiel des différences sur son côté gauche. Il est à l’origine du débordement et de la dernière passe pour le but décisif de Barcola (88e) et provoque le penalty sur un énième centre percutant le bras d’un défenseur d’Espaly (90e+2).  

Barcola brouillon mais décisif 

Il traverse une vraie période compliquée. Sans but ni passe décisive depuis 10 matchs toutes compétitions confondues avec le PSG (depuis un doublé contre Angers le 9 novembre), Bradley Barcola devrait prochainement voir arriver de la concurrence à son poste avec la future venue de Kvaratskhelia. Malgré de nombreux déchets et plusieurs contrôles ratés, l’ancien Lyonnais à su se servir de sa vitesse pour faire d’énormes différences. C’est sur ses percées qu’il a su faire déjouer la défense d’Espaly. Il a offert un but à Désiré Doué (67e) avant d’inscrire le sien au meilleur des moments (88e). Loin d’être irréprochable, l’international français a tout de même permis aux siens de remporter ce match piège. 

FLOPS

Tenas à la rue 

Titulaire surprise dans les buts parisiens, l’ancien portier du Barça n’a pas profité de ce match pour se montrer. L’ex-gardien numéro 2 du PSG, relégué au troisième rang depuis l’arrivée de Safonov, est passé à côté de sa rencontre. Sur la première occasion d’Espaly, il manque sa lecture du ballon et rate sa sortie (3e). Plus sollicité après ce premier but encaissé, il réalise un premier arrêt réflexe convaincant avant d’être fusillé à bout pourtant sur l’égalisation des pensionnaires de National 3 (69e). Sans doute perturbé par le froid, sur l’une de ses rares interventions, Tenas aurait dû être exclu. Le gardien parisien a manqué sa sortie et touché involontairement le ballon de la main en dehors de sa surface (84e). Une minute plus tard, face à l’impasse, Luis Enrique comptait même le faire sortir au profit de Safonov pour mieux appréhender les tirs au but. Match a oublier pour le gardien médaillé d’or avec l’Espagne aux Jeux olympiques de Paris qui n’est (sans doute) pas près de rejouer avec le club de la capitale. 

Ramos invisible 

On comprend un peu mieux Luis Enrique. Le coach parisien est souvent réticent à l’idée de jouer avec un vrai numéro 9 dans son onze de départ cette saison, vu la prestation de Gonçalo Ramos en pointe de l’attaque du PSG face à Espaly, les décisions de l’Espagnol paraissent tout de suite plus logiques. Depuis son retour en tant que titulaire, l’ancien de Benfica a du mal à réitérer ce qui faisait sa force en sortie de banc. Après des prestations moyennes pour ne pas dire ratées contre Monaco et Saint-Étienne, l’avant-centre de 23 ans devait profiter de cette rencontre et d’un adversaire modeste sur le papier pour reprendre le plein de confiance. Pourtant, c’est tout l’inverse qui s’est produit. Peu dynamique et souvent cantonné à son secteur de jeu, Ramos a été très peu trouvé et sollicité par ses partenaires. Il a souvent été à contre-courant. Son penalty offert par Vitinha en fin de rencontre et joliment transformé (90e+2) lui permettra peut-être de tirer une note positive de cette rencontre compliquée. 

Tape rate sa première 

Il aurait pu être la belle histoire du soir. Le jeune Axel Tape (17 ans) était le titulaire surprise dans le 11 de Luis Enrique. Le natif de Bondy débutait la rencontre aux côtés de Lucas Hernandez dans le cœur de la défense. Loin d’être irréprochable sur le premier but d’Espaly (3e), il s’est rendu coupable de l’égalisation des Auvergnats. Quelques secondes avant de céder sa place à Willian Pacho pour une fin de match plus maîtrisé, sur un centre du piston Allaigre, le titi parisien a raté son dégagement et remis un ballon parfait dans les pieds du buteur Maxence Fournel qui ne s’est pas fait prier pour remettre sa formation dans la partie. 

Source du contenu: www.lefigaro.fr

Share post:

Populaire

More like this
Related