REPORTAGE – Au terme d’un match expéditif, la Française a cédé aux portes de la finale de Roland-Garros face à une Coco Gauff des grands jours. Mais l’ASPTT Dijon, où elle a débuté, voit surtout dans son parcours une «candidate sérieuse» pour une victoire en Grand Chelem.
Rarement, dans l’univers du tennis et sur la planète des compétitions sportives, les enfants accueillent une défaite sous une salve d’applaudissements. Pourtant, à l’ASPTT Dijon peu après 19 heures, alors que la Française Loïs Boisson rend les armes au terme d’une heure dix d’un match dont elle n’a jamais eu les clés, Louise, six ans, et Martin, huit ans, sautent de joie et lèvent les bras en l’air en chantant de longues minutes durant. Derrière eux, une cinquantaine d’adultes, pour la plupart des adhérents du club présents depuis le début de l’après-midi et dont certains n’ont «pas dormi de la nuit», ne veulent pas non plus s’arrêter d’applaudir. L’enfant de l’ASPTT a porté ses couleurs bien plus haut qu’ils n’auraient jamais osé l’imaginer. «Je suis très fier», lâche, les yeux brillants, Stéphane Neveu, directeur sportif du club d’environ 400 adhérents depuis 25 ans. Il était déjà là lorsque, sur ce court intérieur en contrebas du club-house où un câble de 25 mètres de long a été tiré…
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