Propulsé, en 2023, à la tête du Comité national olympique et sportif français (CNOSF) pour tenter d’apaiser une instance en crise, un an avant les Jeux de Paris, David Lappartient a indiqué, vendredi 21 mars, qu’il ne briguera pas un nouveau mandat en juin.
Jeudi, à Costa Navarino (Grèce), le dirigeant français, qui préside par ailleurs l’Union cycliste internationale (UCI) et le conseil départemental du Morbihan, faisait partie des sept candidats en lice pour prendre la suite de l’Allemand Thomas Bach à la tête du Comité international olympique. Présenté comme un outsider lors de cette élection, il n’a finalement recueilli que 4 voix sur 97, très loin des 49 de la Zimbabwéenne Kirsty Coventry, la nouvelle patronne du sport mondial.
Dans une lettre adressée aux administrateurs du CNOSF et aux fédérations, David Lappartient écrit : « Je souhaite respecter l’engagement que j’avais pris devant vous de m’engager pour deux ans au regard de mes autres mandats. Si le cumul de ces engagements a été possible pendant ces deux années au prix d’un investissement personnel très conséquent, je ne crois pas qu’il soit souhaitable, en dehors des circonstances exceptionnelles qui ont été celles des deux dernières années, que le président du CNOSF ne soit pas plus encore concentré sur sa mission à votre service. »
Deux candidatures
David Lappartient était venu en pompier un peu plus d’un an avant les JO de Paris alors qu’une crise éclatait au CNOSF, sous la présidence de Brigitte Henriques. De plaintes croisées pour harcèlement en déballages publics à plusieurs mois des JO de Paris et guerre de clans, même le CIO s’était agacé officiellement de voir le comité olympique français s’enfoncer dans un mauvais feuilleton. Le président de l’UCI avait alors été appelé en renfort pour remettre en ordre de marche le CNOSF. Pendant son mandat, il a également été un promoteur actif de la candidature des Alpes françaises pour l’organisation des Jeux d’hiver 2030.
Le président de la fédération française de triathlon Cédric Gosse a officialisé sa candidature dans un post LinkedIn, en faveur d’un CNOSF « fort, utile et moderne » et « à la hauteur des enjeux qui nous attendent après les Jeux de Paris 2024 et en vue des Jeux d’hiver des Alpes 2030 ».
Selon L’Equipe, Didier Seminet, président de la fédération de baseball, et qui avait été en conflit ouvert avec la présidente Brigitte Henriques, a aussi lancé sa candidature pour la présidence du CNOSF.
« Les prochaines élections à la présidence du CNOSF doivent être l’occasion de poursuivre la rénovation du mouvement olympique, au service des fédérations et du développement du sport en France », a plaidé pour sa part Marie Barsacq, la ministre des sports.
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