Invité de l’émission RMC Sport Club, l’ex sprinteur Tricolore Nacer Bouhanni est revenu sur sa terrible chute en 2022 précipitant la fin de sa carrière. L’ancien d’Arkea Samsic a pointé du doigt les instances et notamment relancé les débats autour de l’oreillette pour les coureurs.
Invité de l’émission RMC Sport Club diffusée ce lundi sur la chaîne Twitch RMC Sport, le sprinteur français Nacer Bouhanni est revenu sans détour sur sa terrible chute lors du tour de Turquie 2022 précipitant la fin de sa carrière.
«On était à 60km/h dans un virage et malheureusement j’ai heurté une personne qui traversait la route. J’ai tapé la tête la première contre la sienne, je tenais ma tête dans mes bras donc j’ai senti que c’était grave». a expliqué l’ancien coureur d’Arkea-Samsic âgé aujourd’hui de 33 ans. Et il ne s’est pas trompé, le champion de France 2012 est resté trois mois sans pouvoir pratiquer la moindre activité sportive avec un corset autour de la tête.
Le débat sur les oreillettes relancé
C’est un débat vieux comme le monde sur la planète cyclisme, les oreillettes cause de tant de chutes doivent être interdites selon Nacer Bouhanni, lui qui en a fait les frais trouve qu’elles apportent plus de danger pour les cyclistes que d’avantages sur la fin des courses. «Je pense que les oreillettes ne sont pas une bonne chose pour la sécurité des coureurs car on ne peut pas être concentrés sur notre poste de pilotage à 70 ou 80km/h et sur ce qu’on nous dit. D’autant plus qu’on est 180 dans un peloton à en avoir. Ça crée de la nervosité.».
De façon plus générale, l’ancien professionnel stigmatise les instances :«Il y a des têtes bien pensantes qui sont censées réfléchir pour la sécurité des coureurs. Ils avaient évoqué des barrières qui glissaient pour les sprinteurs mais je n’ai pas vu ça ensuite dans les arrivées, mis à part quelques fois en Belgique», a t’il regretté. Le coureur passé également par FDJ et la Cofidis a ajouté: «Les grosses chutes arrivent dans les derniers kilomètres des courses donc si les balustrades sont faites en plastique où les cyclistes peuvent glisser dessus c’est mieux.»
Il a porté plainte contre la fédération turque
Celui qui a terminé meilleur sprinteur sur le Giro en 2014 a profité de l’exposition pour pousser un nouveau coup de gueule contre la fédération turque de cyclisme. S’il a déjà porté plainte contre eux en réclamant 2,5 millions d’euros, il estime qu’elle est responsable de la fin de sa carrière. Il demande plus précisément 50.000 euros de dédommagement pour «les souffrances endurées», et 2.454.000 euros d’indemnisation «sur l’incidence professionnelle» et les conséquences directes ayant provoqué l’arrêt de sa carrière.
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