La dernière grande compétition d’athlétisme ayant souri à l’équipe de France date déjà de 2017. A l’époque, à Londres, les Bleus avaient retraversé la Manche avec cinq médailles, dont trois en or. Depuis les JO de Tokyo en 2021, ils sont cantonnés à une seule médaille. En 2024 aux Jeux olympiques de Paris, les tricolores avaient été « sauvés » par l’argent de la hurdleuse Cyréna Samba-Mayela.
A Tokyo, du 13 au 21 septembre, les athlètes français tenteront de faire mieux, malgré l’absence de têtes d’affiche comme Cyréna Samba-Mayela, Kevin Mayer ou Alice Finot. En poste jusqu’à la fin de ces championnats, le directeur de la haute performance, Romain Barras, ne se risque pas au jeu des pronostics mais voit plusieurs athlètes capables de créer la surprise au Japon.
La délégation tricolore pour ces Mondiaux 2025 n’est-elle pas caractérisée par des athlètes qui progressent et suscitent des espoirs mais peu de certitudes ?
C’est très bien résumé. On vit une année postolympique avec tout ce que ça peut apporter chez certains athlètes de déception ou de nécessité de régénération physiologique et psychologique. Et puis il y a aussi son lot de bonnes surprises et l’émergence de nouveaux athlètes.
Quels sont les athlètes sur qui il faudra compter à Tokyo ?
Il y a ceux dont on connaissait déjà le potentiel, qui sont apparus lors de l’année olympique ou qui se confirment. On peut évoquer bien sûr la perchiste Marie-Julie Bonnin, championne du monde en salle et qui poursuit sur sa lancée cet été. Au saut en longueur, Hilary Kpatcha a franchi les 7 m et Tom Campagne a sauté 8,27 m.
Il y a aussi Yann Chaussinand, qui est dans le top 5 mondial et a lancé son marteau à presque 82 m. Après trois ans compliqués, Melvin Raffin a bondi à 17,52 m au triple saut (3e performance de l’année).
Au 800 m, Anaïs Bourgoin est dans la bonne continuité de sa saison dernière. Jimmy Gressier s’est imposé en finale de la Diamond League sur 3 000 m et progresse sans cesse, tandis qu’Azeddine Habz est en tête des bilans mondiaux sur le 1 500 m. Enfin, on doit citer nos hurdleurs : Sasha Zhoya a réalisé de belles courses en Grand Slam et Just Kwaou Mathey, blessé aux Jeux, a couru en moins de 13 secondes.
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