Ballons d’or 2025 : quel est le portrait-robot des lauréats ?
Date:
HARRY POT/CC0 ET PETER POWELL/REUTERS
Après une année de compétition intense, marquée par l’Euro féminin et les lancements des nouveaux formats de la Ligue des champions et de la Coupe du monde des clubs, les Ballons d’Or masculin et féminin seront décernés lundi 22 septembre au théâtre du Châtelet à Paris. Soixante joueurs – trente hommes, trente femmes – sont en lice pour remporter ces trophées récompensant le meilleur footballeur et la meilleure footballeuse de la planète pour l’année écoulée.
Grâce à leur victoire historique en Ligue des Champions en mai, plusieurs joueurs du Paris-Saint-Germain, dont l’international français Ousmane Dembélé, figurent parmi les favoris pour remporter le graal. Mais ils sont en concurrence avec le phénomène barcelonais Lamine Yamal et le franco-madrilène Kylian Mbappé (Real Madrid), qui a déjà remporté le titre du Soulier d’Or, c’est à dire dumeilleur buteur de la saison dans les premières divisions européennes. Championne d’Europe avec l’Angleterre et vainqueure de la Ligue des champions féminine avec Arsenal, Chloe Kelly est l’une des meilleures prétendantes à la victoire finale, aux côtés de la Polonaise Ewa Pajor (FC Barcelone) et des Espagnoles Mariona Calendtey (Arsenal), Alexia Putellas et Aitana Bonmatí (FC Barcelone).
Mais qui gagnera les deux titres ? Renonçant à leur boule de cristal, les Décodeurs se sont plutôt penchés sur la composition de la sélection et les précédents palmarès pour tenter d’y déceler des tendances.
Près de deux chances sur trois pour que le gagnant soit un attaquant
La dernière édition du Ballon d’Or a été marquée par les victoires du milieu de Manchester City Rodri et de la milieu espagnole Aitana Bonmati. Leurs immenses performances leur ont permis de devancer les joueurs d’attaque, pourtant plus régulièrement récompensés des titres de meilleurs joueurs et joueuses du monde. En effet, les offensifs sont plus souvent à la conclusion des actions, par les buts et les passes décisives, ce qui leur permet d’avoir de meilleures statistiques que les milieux et les défenseurs, et de se distinguer aux yeux des journalistes votants. Depuis la création de la récompense en 1956, ils ont raflé plus de 63 % des trophées.
L’hégémonie des attaquants à la victoire finale
Ce graphique représente la part des gagnants du Ballon d’Or masculin en fonction de leur poste sur le terrain depuis 1956.
Cette prime aux attaquants s’observe déjà sur les listes des nommés pour l’édition 2025 : sur les trente joueurs en lice chez les hommes, quatorze occupent les positions les plus avancées sur le terrain contre onze milieux, quatre défenseurs et un gardien. Chez les femmes, seize joueuses sur trente jouent en attaque.
Les joueurs européens surreprésentés pour des raisons historiques
Des joueurs iconiques comme le Brésilien Pelé ou l’Argentin Diego Maradona n’ont jamais reçu le Ballon d’Or en raison de leurs nationalités, car le Ballon d’Or a longtemps été réservé aux joueurs européens. Ce n’est que depuis 1995 que tous les joueurs, quelle que soit leur nationalité, peuvent prétendre à cette distinction mythique.
Ce retard n’a pas empêché les Argentins de se hisser en tête du classement des pays les plus récompensés de tous les temps… grâce à un seul joueur, Lionel Messi, qui a décroché huit fois la récompense entre 2009 et 2023. Les Brésiliens ont obtenu cinq distinctions en trois décennies grâce à quatre joueurs (Ronaldo en 1997 et en 2002, Rivaldo en 1999, Ronaldinho en 2005 et Kaká en 2007). A titre de comparaison, la France n’a remporté depuis 1995 que deux Ballons d’Or (Zidane en 1998 et Benzema en 2022), sur un total de sept depuis la création de la récompense.
Côté féminin, les Espagnoles dominent largement le palmarès, avec quatre Ballons d’Or sur les six éditions organisées à ce jour (Putellas en 2021 et 2022, et Bonmati en 2023 et 2024).
Les cinq grands championnats ultradominateurs depuis près de 40 ans
Pendant longtemps, le Ballon d’Or était réservé aux joueurs évoluant dans desclubs européens. Mais l’abandon de cette règle en 2007 n’a pas bouleversé pas la donne, puisque seul un joueur a réussi à obtenir la récompense en jouant hors d’Europe : Lionel Messi a été sacré à l’automne 2022, peu de temps après avoir rejointl’Inter Miami (Etats-Unis). Mais il ne fait aucun doute que sa bonne saison précédente avec le Paris-Saint-Germain a pesé dans la balance, tout comme sa victoire en Coupe du monde.
Le Monde
Soutenez une rédaction de 550 journalistes
Accédez à tous nos contenus en illimité à partir de 7,99 €/mois pendant 1 an.
S’abonner
Suivez-nous sur WhatsApp
Restez informés
Retrouvez la sélection de la rédaction sur notre chaîne
Rejoindre
Actualités du Monde
Ne manquez pas les informations qui vous intéressent
Recevez les nouveautés éditoriales et avantages exclusifs proposés par « Le Monde »
Recevoir les communications
Newsletter
« A la une »
Chaque matin, parcourez l’essentiel de l’actualité du jour avec les derniers titres du « Monde »
S’inscrire
Le Monde Mémorable
Testez votre culture générale avec la rédaction du « Monde »
Testez votre culture générale avec la rédaction du « Monde »
Découvrir
Newsletter
« La revue du Monde »
Chaque week-end, la rédaction sélectionne les articles de la semaine qu’il ne fallait pas manquer
S’inscrire
Au sein même du Vieux Continent,le gain du Ballon d’Or reste par ailleurs cantonné aux clubs les plus prestigieux. Depuis 1988, seuls des joueurs issus des clubs de la Premier League, de la Liga, de la Bundesliga, de la Serie A et de la Ligue 1 ont eu l’honneur d’obtenir ce trophée iconique du côté masculin.
La concentration est encore plus forte dans le football féminin, puisque les quatre lauréates des six premières éditions se concentrent sur trois clubs seulement : FC Barcelone (4), OL Lyonnes (1) et Reign FC (1).
28 ans en moyenne le jour du sacre
Lamine Yamal, 18 ans, va-t-il battre le record de précocité du Brésilien Ronaldo, âgé de 21 ans lors de son premier sacre en 1997 ? L’exploit serait retentissant, puisque les vainqueurs du Ballon d’Or masculin sont en moyenne âgés de 27 ans et 219 jours. Un âge assez proche d’un certain Ousmane Dembélé, lui aussi annoncé comme l’un des grands favoris cette année. Le plus vieux des lauréats de l’histoire n’est autre que le premier vainqueur du Ballon d’Or, Stanley Matthews en 1956, sacré à 41 ans.
En six éditions, la moyenne d’âge des gagnantes du Ballon d’Or féminin est aussi d’environ 27 ans. La première titrée, Ada Hegerberg, avait seulement 23 ans lors de son sacre, ce qui en fait la plus jeune gagnante à ce jour. La légende américaine Megan Rapinoe, la plus âgée des gagnantes, a attendu d’avoir 34 ans pour décrocher son premier et unique Ballon d’Or.
Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ?
Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connecté avec ce compte.
Y a-t-il d’autres limites ?
Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents.
Parce qu’une autre personne (ou vous) est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil.
Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois (ordinateur, téléphone ou tablette).
Comment ne plus voir ce message ?
Si vous utilisez ce compte à plusieurs, créez un compte pour votre proche (inclus dans votre abonnement). Puis connectez-vous chacun avec vos identifiants. Sinon, cliquez sur « » et assurez-vous que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte.
Vous ignorez qui d’autre utilise ces identifiants ?
Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ?
Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connecté avec ce compte.
Y a-t-il d’autres limites ?
Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents.
Parce qu’une autre personne (ou vous) est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil.
Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois (ordinateur, téléphone ou tablette).
Comment ne plus voir ce message ?
Si vous êtes bénéficiaire de l’abonnement, connectez-vous avec vos identifiants. Si vous êtes 3 ou plus à utiliser l’abonnement, passez à l’offre Famille.Sinon, cliquez sur « » et assurez-vous que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte.
Vous ignorez qui d’autre utilise ces identifiants ?
Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ?
Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connecté avec ce compte.
Y a-t-il d’autres limites ?
Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents.
Parce qu’une autre personne (ou vous) est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil.
Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois (ordinateur, téléphone ou tablette).
Comment ne plus voir ce message ?
Si vous êtes bénéficiaire de l’abonnement, connectez-vous avec vos identifiants. Sinon, cliquez sur « » et assurez-vous que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte.
Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ?
Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connecté avec ce compte.
Y a-t-il d’autres limites ?
Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents.
Parce qu’une autre personne (ou vous) est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil.
Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois (ordinateur, téléphone ou tablette).
Comment ne plus voir ce message ?
Si vous utilisez ce compte à plusieurs, passez à une offre multicomptes pour faire profiter vos proches de votre abonnement avec leur propre compte. Sinon, cliquez sur « » et assurez-vous que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte.