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L’ancien président du RC Toulon avance sa version des faits dans l’affaire qui met en cause le Stade Toulousain à propos du transfert de l’arrière international.
Une affaire qui agite le monde du rugby. Fin janvier, le quotidien L’Équipe avait révélé qu’en 2022, l’arrière Melvyn Jaminet avait payé lui-même la clause d’un montant de 450.000 euros lui permettant de quitter Perpignan pour Toulouse avant le terme du contrat qui le liait au club catalan. Pour réunir cette somme, il avait contracté deux emprunts. Ce montant n’aurait ensuite pas été remboursé par le Stade Toulousain à Jaminet, qui s’est engagé en 2023 avec Toulon. Verser directement cette somme au joueur aurait contraint Toulouse à dépasser le plafond autorisé par le salary cap en vigueur dans le rugby français, un plafond fixé à 10,7 millions d’euros jusqu’à la saison 2026-2027.
L’autorité de régulation du rugby, A2R, anciennement connue sous le nom de Direction nationale d’aide et de contrôle de gestion (DNACG), s’est saisie du dossier. La Ligue nationale de rugby et le Stade Toulousain ont ensuite indiqué avoir trouvé un accord pour régler leur différend sur ce transfert dont les modalités auraient violé le salary cap (plafonnement salarial) en vigueur dans le rugby professionnel, par le paiement d’une amende de 1,3 million d’euros par le club haut-garonnais, comme l’avait révélé Le Figaro . L’enquête de L’Équipe avait pointé le rôle d’intermédiaires par lesquels aurait transité l’argent censé dédommager l’arrière international français (20 sélections), sans qu’il ne l’ait jamais perçu.
Le partenaire est intéressé et accepte d’acheter l’image pour sa com, pour 450.000 euros, payables sur quatre ans. C’est un vrai contrat d’image
Mourad Boudjellal
Dans une vidéo publiée sur TikTok, Mourad Boudjellal, l’ancien président du Rugby Club Toulonnais, a livré sa version des faits, qui contredit le récit de cette affaire. «Jaminet voulait absolument quitter Perpignan pour aller à Toulouse. Et la sortie de Jaminet, c’était 450.000 euros. Toulouse connaît la problématique, et comme ils ne sont pas trop cons, ils trouvent un gros partenaire à eux, et ils essaient d’associer l’image de Jaminet au partenaire. Le partenaire est intéressé et accepte d’acheter l’image pour sa com, pour 450.000 euros payables sur quatre ans. C’est un vrai contrat d’image. Il est signé et Jaminet fait un prêt sur sept ans.»
Selon Boudjellal, le partenaire du Stade Toulousain aurait ensuite changé d’avis après le départ de Jaminet vers Toulon puis l’affaire de ses propos racistes en Argentine. «Le partenaire n’est pas de bonne foi, je trouve qu’il profite de la situation. Conséquence, Jaminet n’est plus payé par le partenaire», avance-t-il. Était aussi évoqué le rôle trouble d’intermédiaires (dont Arnaud Dubois, l’actuel président de Biarritz), par lesquels l’argent permettant à Jaminet de rentrer dans ses frais aurait dû transiter, via notamment une société domiciliée à Tahiti.
«Arnaud Dubois n’a rien à voir dans cette affaire»
Une hypothèse battue en brèche par Mourad Boudjellal. «Il n’y a pas de Tahiti, simplement un prêt de Jaminet qui devait être remboursé par un contrat d’image, et celui qui devait utiliser l’image de Jaminet a arrêté de payer, à cause des événements en Argentine et aussi à cause du fait qu’il a signé à Toulon. Arnaud Dubois n’a rien à voir dans cette affaire.» Interrogé par Midi Olympique, Kylian Jaminet, joueur de Biarritz et frère de Melvyn, avait évoqué cette affaire : «C’était un accord commun entre les deux clubs et mon frère. Je pense juste qu’il y a des personnes autour qui n’ont pas respecté ce qu’elles avaient promis à Melvyn. Aujourd’hui, il y a beaucoup trop d’argent qui traîne et qui doit être rendu à mon frère. Qu’on rembourse Melvyn et qu’on n’en parle plus.» Depuis, Kylian Jaminet a prolongé son contrat au Biarritz Olympique, le club d’Arnaud Dubois.
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