ENQUÊTE – Le milliardaire a réussi à convaincre les créanciers d’Altice France d’abandonner 8,6 milliards d’euros de dette en leur cédant seulement 45% du capital. Nos révélations sur la plus grosse restructuration financière jamais vue en France.
«Pour moi les télécoms, c’est comme un flipper : tant qu’il y a des boules, je joue encore ». La déclaration date de 2015, mais en l’espace de dix ans, Patrick Drahi n’a en rien perdu son goût du risque. À l’automne 2023, cerné par un scandale de corruption touchant son état-major, l’effondrement de la performance commerciale de SFR mais surtout la remontée brutale des taux d’intérêt menaçant de couler le paquebot Altice France lesté de 24 milliards de dette, l’ogre des “network” défiait les Cassandre. La dette ? «un non-sujet», fanfaronnait-il aux organisations syndicales du groupe. «S’il y a bien un sujet sur lequel on espère qu’il saura manœuvrer, c’est celui-ci», soupirait un syndicaliste CFDT au Figaro. Ce mercredi matin, lui et les 8000 salariés de SFR doivent trouver l’air un peu plus léger.
À lire aussi
«Un sentiment de fin de règne»: depuis un an, l’empire de Patrick Drahi ébranlé
Après onze mois d’un bras de fer d’une rare intensité, le milliardaire a obtenu de ses créanciers le plus gros abandon de dette jamais vu en France, voire en Europe. Un rabais de…
Source du contenu: www.lefigaro.fr
