Rapidus, le pari fou à 30 milliards d’euros du Japon pour se relancer dans les semi-conducteurs

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La construction de cette usine géante est majoritairement financée par l’État. Elle doit produire dès 2027 des puces les plus sophistiquées pouvant rivaliser avec TSMC et Samsung.

« Nous avons déjà gravi 10% du mont Fuji. Mais nous visons le sommet ! » : Atsuyoshi Koike a la formule patriotique ce 18 décembre 2024, dans la salle de conférences de l’aéroport de Chitose (nord du Japon). Sourire madré et regard acéré, cet homme blanchi sous le harnais vit le plus beau jour de sa carrière – et sa patrie un tournant, clame-t-il. Tout comme les hiérarques chenus qui l’entourent : hauts fonctionnaires du ministère de l’Industrie METI, sommités locales, industriels, diplomates… Cette assemblée vient de réceptionner un animal industriel mythique que seul le groupe hollandais ASML est, à ce jour, capable de produire : une machine de lithographie « extrême ultraviolet » (EUV) NXE3800, pouvant graver des puces de 2 nanomètres (2 milliardièmes de mètre). Soit le plus formidable condensé de puissance de calcul jamais réussi par l’homme. Prix : environ 180 millions d’euros pièce.

Une douzaine doit suivre pour former, à quelques kilomètres de…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr

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