La Commission sur les effets psychologiques de l’application vidéo organise une grande consultation citoyenne jusqu’au 31 mai 2025. Elle prend la forme d’un questionnaire en ligne.
« Ressentez-vous des difficultés à ne pas utiliser TikTok pendant un jour ? Plusieurs heures ? » ; « quels comptes suivez-vous le plus ? » ; « des membres de votre foyer (y compris vous) ont-ils déjà vu sur TikTok des contenus choquants ? » ; « ont-ils déjà ressenti un mal-être lié à l’utilisation de TikTok ?»… Les députés qui enquêtent depuis le mois dernier sur les effets psychologiques du réseau social lancent ce mercredi une grande consultation citoyenne, un mode opératoire très peu utilisé sous la Ve République, destinée aux jeunes qui utilisent TikTok et à leurs parents.
Moins de dix minutes sont nécessaires pour répondre au questionnaire, anonyme, disponible sur le site de l’Assemblée nationale. Une adresse email dédiée (commission.tiktok@assemblee-nationale.fr) permet aussi de recueillir des témoignages. La consultation est ouverte jusqu’au 31 mai 2025. Le réseau social comptant 22,7 millions d’utilisateurs dans l’Hexagone, les membres de la commission d’enquête espèrent recueillir « plusieurs millions » de contributions.
« Il nous paraissait indispensable de prendre l’avis des Français pour bâtir nos préconisations », déclare Laure Miller, rapporteure de la Commission qui a pour but de « poser un diagnostic sur l’impact de TikTok » et de formuler des recommandations alors que les inquiétudes se multiplient sur les effets du réseau social sur la santé mentale des jeunes. Les sondés seront ainsi amenés à se prononcer sur la nécessité – ou pas – d’interdire les réseaux sociaux en dessous d’un certain âge (13, 15 ou 18 ans).
Cette consultation citoyenne est aussi un moyen de « faire un état des lieux » sur les usages, les perceptions du réseau social et les dérives observées, poursuit Arthur Delaporte, président du bureau de la Commission, soucieux de « montrer que l’Assemblée nationale est connectée à la société ».
Source du contenu: www.lefigaro.fr
