La dépendance numérique de l’UE envers les États-Unis devient une menace depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump. Le fournisseur français de cloud veut plus que jamais se poser en alternative aux géants américains.
L’opportunité est rare pour Benoît Revcolevschi et les équipes d’OVHcloud. Alors que la menace de guerre commerciale plane entre les États-Unis et l’Europe, et que la France comme l’UE s’inquiètent de l’ampleur de leurs dépendances aux solutions américaines en matière de numérique, le champion français du cloud se prend à rêver. Toujours relégué très loin d’AWS, Microsoft Azure ou encore Google Cloud en termes de part de marché, il voit dans le climat de défiance envers les géants outre-Atlantique une nouvelle occasion de se poser en alternative.
Et le moment semble bien choisi. Le groupe basé à Roubaix vient de signer un premier semestre solide, marqué par une croissance de 10,2% de son chiffre d’affaires, à 536 millions d’euros. Le cloud public bondit de 17,3 %, grâce à la demande autour de l’IA et au développement international. Le cloud privé progresse, lui, de 10,4 %, soutenu notamment par les offres dites souveraines garantissant une forte protection des données. « Notre profitabilité…
Source du contenu: www.lefigaro.fr
