Le groupe Meta s’est excusé pour «une erreur telle que des utilisateurs ont été exposés à des contenus qui n’auraient pas dû être recommandés dans leur fil d’actualité.»
Âmes sensibles, s’abstenir. Depuis ce mercredi, le fil d’actualité d’un nombre indéterminé d’utilisateurs d’Instagram, y compris des mineurs, est envahi de vidéos violentes. Recommandées via l’onglet Reels du réseau social (vidéos verticales courtes), elles montrent des scènes d’attaques au couteau, de meurtres par balles, d’accidents de voitures mortels ou de mutilations. Si Meta affirme avoir corrigé le problème, plusieurs d’utilisateurs d’Instagram affirment être toujours exposés à des contenus violents dans leur fil d’actualité ce jeudi matin.
«J’ai vu des choses d’une atrocité hors du commun, témoigne Mike, l’un des utilisateurs d’Instagram concerné. «Par exemple, je suis tombé sur une vidéo extrêmement choquante où l’on voit un homme rentrer chez lui, se faire piéger avec du scotch puis se fait tirer dessus», poursuit l’internaute auprès du Figaro.
Les publications proviennent de comptes aux noms évocateurs, tels que «personnes noires blessées» ou «tragédies choquantes», auxquels l’internaute n’est pas abonné, rapporte un journaliste du Wall Street Journal lui-même exposé à ces vidéos. Si certaines des vidéos suggérées sont floutées avec un avertissement «contenus sensible», d’autres échappent totalement aux filtres de la plateforme.
«Parfois, l’image est modifiée par une intelligence artificielle qui transforme les personnes en ’Minions’, les personnages du film Moi, Moche est Méchant, pour contourner les systèmes de modération, précise Mike. Avec ce genre de vidéo on ne voit rien de gore à l’image, mais on s’imagine très clairement l’acte et le son est quant à lui bien réel.»
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«Nous nous excusons pour l’erreur», a déclaré un porte-parole de Meta, la maison mère d’Instagram, auprès du Wall Street Journal, refusant par ailleurs de commenter l’ampleur du problème. Le groupe nie toute corrélation avec les intentions de son directeur général Mark Zuckerberg d’en finir avec la «censure» sur ses plateformes au nom de la liberté d’expression.
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