ANALYSE – La brutalité de la nouvelle Administration achève de convaincre les dirigeants du secteur de la nécessité d’une autonomie stratégique en la matière. Mais le chemin s’annonce plus que difficile.
«Une humiliation par deux gangsters ». Ce dirigeant européen de l’univers des télécoms ne prend pas de pincettes pour exprimer le sentiment de nausée qui l’a traversé devant le clash en mondovision entre Volodymyr Zelensky et le duo présidentiel américain la semaine dernière. À Barcelone, lors du grand salon des télécoms qui se terminait jeudi soir, la nouvelle Administration Trump n’était pas sur toutes les lèvres mais sans doute dans pas mal d’esprits. À ceux qui auraient oublié l’arrivée du nouveau shérif en ville, élu il y a un peu plus de 100 jours, Brendan Carr, récemment nommé à la tête du puissant régulateur américain des télécoms et de la tech, la FCC, était là pour donner la piqûre de rappel. Le style était certes bien moins violent que celui du vice-président JD Vance lors du sommet de Munich. Il faut dire que le propos de son discours, centré sur l’industrie des télécoms et de la tech, prêtait moins à la controverse.
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Dans son discours, Brendan Carr n’en a pas moins détaillé…
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