ANALYSE – S’interroger sur le télescopage entre l’action de la justice et les échéances de la vie politique n’est pas remettre en question le rôle et l’indépendance de la première.
Comme une impression de veille d’élection présidentielle. Au terme d’une longue campagne, les dés sont jetés et chacun attend, avec fébrilité, espoir ou angoisse les estimations du dimanche à 20 heures pour connaître le nom de l’élu. Sauf que cette fois, ce n’est pas le verdict des électeurs qui est attendu, mais celui des juges. Ce lundi, à 10 heures, quatre mois et demi après les réquisitions du parquet. Ce parallélisme met mal à l’aise. Il est pour le moins troublant, certains diront choquant, que des magistrats puissent décider de la ligne de départ de l’élection française la plus importante donc, en partie, de son résultat.
S’interroger sur le télescopage entre l’action de la justice et les échéances de la vie politique n’est pas remettre en question le rôle et l’indépendance de la première. Marine Le Pen est jugée, avec vingt-quatre autres prévenus, dans le cadre de l’affaire des assistants de l’ex-Front national au Parlement européen. C’est bien aux juges de conclure s’il y a eu ou…
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