Bercy cherche la parade pour financer les nouvelles dépenses militaires sans (trop) peser sur le déficit. Le ministre de l’Économie a prévenu que des «efforts» seront nécessaires.
Sur ce point, il y a une forme de consensus politique autour du discours du chef de l’État. La France, suite au désengagement américain dans le conflit en Ukraine et plus généralement sur les questions de défense européenne, va devoir trouver des fonds pour muscler ses dépenses militaires. Pour l’heure, Paris alloue près de 2 % du PIB (60 milliards d’euros par an) au ministère des Armées. La loi de programmation militaire prévoit déjà une augmentation annuelle d’environ 3 milliards d’euros jusqu’en 2030.
Or, du fait du contexte géopolitique, « il faudra aller plus vite et plus fort », selon l’expression employée ce mardi sur Franceinfo par Éric Lombard, ministre de l’Économie. Toutefois, « nous sommes aussi sous contrainte budgétaire », comme il le rappelle, c’est pourquoi « pour nous protéger, nous allons devoir dépenser plus d’argent public et donc, effectivement, cela imposera plus d’efforts ».
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