RÉCIT – Le ministre de l’Intérieur et candidat à la présidence des Républicains, qui juge avoir réussi à faire entendre sa ligne au sein du gouvernement, assume sa double casquette.
Le sobre cortège du ministre de l’Intérieur, à cette heure précise candidat à la présidence des Républicains (LR), file jusqu’à Beauvau. « C’était une parenthèse, ce soir », songe Bruno Retailleau dans le calme de la nuit, à l’abri d’un « monde menaçant ». Il vient de quitter le centre municipal Maurice-Ravel, à Vélizy-Villacoublay, où un millier (revendiqué) de soutiens, dont le président du Sénat, Gérard Larcher, l’ont écouté pendant près d’une heure.
Entre cette brusque campagne et sa mission gouvernementale, voilà Bruno Retailleau plongé dans un état de dédoublement singulier. Schizophrénique ? « Pas du tout », réplique-t-il, quelque peu grisé par « l’enthousiasme des gens ». Le Vendéen n’est pas du genre à se répandre. Mais il y a ce petit sourire révélateur, un brin triomphant, au coin des lèvres. « C’est mieux quand il y a du monde, c’est certain. Cela me porte. C’était une superbe salle. » Située, surtout, sur des terres bien acquises des Yvelines, fief…
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