DÉCRYPTAGE – Très mécontents de François Bayrou, les députés socialistes hésitent néanmoins à le censurer au nom de la stabilité.
Pas un jour ne passe sans que les députés socialistes ne brandissent la menace de la censure. « Nous ne nous interdisons rien », répète Olivier Faure, le premier secrétaire, sous forme d’avertissement à François Bayrou. Début février, ses troupes avaient offert un sursis au premier ministre en ne cherchant pas à le renverser sur les textes budgétaires. Les socialistes avaient justifié leur choix au nom de la « responsabilité ». Ils rappelaient par ailleurs avoir obtenu quelques concessions, dont la réouverture des débats avec les partenaires sociaux sur la réforme des retraites. L’hôte de Matignon s’était engagé à une discussion « sans tabou », y compris sur l’âge légal de départ.
Le premier ministre n’a pourtant pas attendu la fin du conclave pour indiquer qu’il s’opposerait à un retour à la retraite à 62 ans, principale mesure réclamée par la gauche. « François Bayrou a trahi les Français », en a conclu Olivier Faure, mardi, sur TF1. Dès lors, la menace de la censure…
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