Fragilisé à l’Assemblée, où il dispose d’une faible majorité relative, le premier ministre va devoir s’attaquer dès le début de l’année 2025 aux très nombreuses urgences qui s’accumulent, aggravées par de longs mois d’instabilité politique.
À peine nommé, François Bayrou a dit s’attendre à un « Himalaya » de « difficultés ». Et pour cause, une série de dossiers, laissés en suspens par la censure, attendent le gouvernement.
Résoudre l’équation du budget 2025…
Le gouvernement Bayrou sera contraint de jouer les pompiers sur l’incendie du budget dès la fin de la trêve des confiseurs. Le nouveau premier ministre a lui-même fixé des délais serrés en déclarant qu’il souhaitait « un budget d’ici mi-février ». En attendant, la France passera dès le 1er janvier sous le régime de la « loi spéciale », un texte purement technique qui autorise seulement la perception des impôts et la reconduction des crédits de 2024. Il ne s’agit donc en rien d’une solution budgétaire pérenne.
Pour aller vite, François Bayrou semble vouloir reprendre directement le budget laissé derrière lui par son prédécesseur Michel Barnier. Mais s’il ne veut pas subir le même destin, il sera contraint d’amender le texte afin, a minima, de…
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