DÉCRYPTAGE – À la tête de la plus grande ville jamais conquise par le RN, l’édile nationaliste a échappé ce lundi à la perte de son mandat. Reconnu coupable de détournement de fonds publics, le vice-président du parti a annoncé faire appel.
Le séisme politique s’est arrêté aux portes de la citadelle de Perpignan. Reconnu coupable ce lundi de détournement de fonds publics, le maire RN de la ville, Louis Aliot, est passé entre les gouttes de l’inéligibilité avec exécution provisoire. Il échappe ainsi à la perte de son mandat, lui qui dirige depuis cinq ans la plus grande commune jamais conquise par la formation à la flamme. Le voilà donc presque rescapé du procès retentissant sur les assistants parlementaires européens du Front national. À peine la décision tombée, le vice-président du parti a déjà annoncé à la presse locale briguer sa propre succession dans la capitale catalane.
Mais les nuages n’ont pas tous disparu. L’ancien eurodéputé a tout de même écopé de dix-huit mois de prison, dont six mois ferme sous bracelet électronique, assortis d’une amende de 8000 euros et d’une peine d’inéligibilité de trois ans sans effet immédiat. « En me condamnant avec une sévérité sans commune mesure par rapport aux peines prononcées dans…
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