Le ministre des Outre-mer espérait sortir la Nouvelle-Calédonie de l’impasse institutionnelle en proposant un projet «de souveraineté avec la France».
Près de dix jours après être arrivé en Nouvelle-Calédonie, Manuel Valls va rentrer à Paris sans avoir réussi à sceller un accord entre les forces politiques locales. Un conclave de deux jours et demi à Bourail, dans un hôtel au bord du lagon classé au patrimoine mondial de l’Unesco, n’a pas été suffisant pour mettre d’accord les Calédoniens. Jeudi 8 mai au matin, des sources locales et gouvernementales ont confirmé l’échec des négociations.
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La tâche de l’ancien premier ministre était ardue, quatre mois après son retour au gouvernement. Il s’agissait de trouver un nouveau cadre institutionnel pour la Nouvelle-Calédonie, 27 ans jour pour jour après la signature des accords de Nouméa, sous l’égide de Lionel Jospin. Les trois référendums d’autodétermination ont rejeté l’indépendance du territoire, réclamée par les Kanaks. Lesquels ont boycotté la dernière consultation, en 2021. Depuis, la situation s’est enlisée au point d’aboutir au retour de la violence l’année dernière. 14 personnes sont…
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