Rassemblement national : les raisons d’une nouvelle non-censure

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ANALYSE – La volonté de ne pas renverser François Bayrou dès la première occasion et de présenter des gages à droite démontre que les équilibres internes du RN sont en train de se modifier subtilement.

Voilà donc que par deux fois, en six mois, Marine Le Pen a décidé d’épargner François Bayrou. La première fois, c’était début février. Le nouveau locataire de Matignon avait la mission de doter la France d’un budget, après l’échec de Michel Barnier en décembre, renversé par le vote commun de l’ensemble de la gauche et du Rassemblement national (RN). François Bayrou a lui réussi son pari de détacher le Parti socialiste (PS) de la France insoumise (LFI), les premiers décidant de ne pas censurer le gouvernement. Au même moment, les députés nationalistes s’apprêtaient à faire de même, mais pour d’autres raisons. Le pays a besoin de «stabilité» déclarait alors Jordan Bardella, président du RN, héritier de Marine Le Pen. La double finaliste à la présidentielle voulait, elle, laisser sa chance à un homme qu’elle connaît bien.

Près de cinq mois plus tard, rebelote. Le parti nationaliste ne va pas voter la motion de censure que compte déposer le PS après l’échec du conclave entre les partenaires…

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