FOCUS – Le chef de l’État est libre de quitter ses fonctions à tout moment au cours de son mandat. Mais même s’il décidait contre toute attente d’abandonner l’Élysée, l’instabilité demeurerait au moins encore plusieurs mois à l’Assemblée nationale.
Emmanuel Macron a balayé, jeudi soir, les appels – essentiellement au sein du RN et de LFI – l’exhortant à démissionner en promettant qu’il exercerait son mandat «pleinement jusqu’à son terme». «Ma responsabilité exige de veiller à la continuité de l’État, au bon fonctionnement de nos institutions, à l’indépendance de notre pays et à votre protection à tous», a-t-il affirmé lors d’une allocution télévisée, au lendemain de la censure qui a frappé le gouvernement de Michel Barnier et son gouvernement par l’Assemblée nationale. Quelques jours plus tôt, le locataire de l’Élysée avait déjà estimé que les appels à se démettre relevaient de la «politique fiction».
Mais concrètement, que se passerait-il si le président de la République quittait ses fonctions ? Le poste n’a été vacant que deux fois dans l’histoire de la Ve République : lors de la démission de Charles de Gaulle en avril 1969, et à la mort de George Pompidou en avril 1974.
Démission ou décès
Le chef de l’État français…
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