RÉCIT – La triple candidate à la présidentielle a été condamnée lundi à une peine d’inéligibilité avec exécution provisoire dans l’affaire des assistants d’eurodéputés du Front devenu Rassemblement national.
Marine Le Pen s’est levée. Elle a pris son sac. Elle a quitté la salle «2.01» du Tribunal de Paris comme elle était arrivée, le visage fermé, sans mot dire. Ses plus proches, qui étaient venus la soutenir ce lundi, l’ont accompagnée vers la sortie : Bruno Bilde, ami de 30 ans ; Catherine Griset, ex-assistante ; Renaud Labaye, bras droit et secrétaire général du groupe parlementaire ; et Ambroise de Rancourt, nouveau directeur de cabinet.
La triple candidate à l’Élysée a très vite compris, dès les premiers mots, que le jugement des magistrats serait sévère dans le procès des assistants d’eurodéputés du Front devenu Rassemblement national. «Il apparaît nécessaire d’assortir les peines d’inéligibilité de l’exécution provisoire», a annoncé Bénédicte de Perthuis, et de préciser : «Il s’agit de veiller à ce que les élus comme tous les justiciables ne bénéficient pas d’un régime de faveur». À ce moment-là, Marine Le Pen était assise à la gauche de Louis Aliot, maire RN de Perpignan, son…
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