CHRONIQUE – Petites phrases et coulisses de la semaine politique, retrouvez les indiscrétions du Figaro Magazine.
Les observateurs se sont quasiment tous pressés de noter que le président de la République avait fait, lors de ses vœux aux Français le 31 décembre à 20 heures, ce fameux mea-culpa sur la dissolution de l’Assemblée nationale du 9 juin qu’ils attendaient depuis la rentrée. Mais ils sont un peu trop rapidement passés sur deux expressions formulées par Emmanuel Macron pour nuancer fortement son propos : « pour le moment » et « à cette heure ».
Manière de dire que si aujourd’hui la dissolution n’a pas produit les effets attendus, rien ne dit qu’à terme ce ne sera pas le cas. « Je dois bien reconnaître que la dissolution a apporté, pour le moment, davantage de divisions à l’Assemblée nationale que de solutions pour les Français. » « La lucidité et l’humilité commandent de reconnaître qu’à cette heure, cette décision a produit plus d’instabilité que de sérénité et j’en prends toute ma part. »
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