ANALYSE – Dans une posture précaire, l’exécutif pourrait être contraint de sacrifier le rééquilibrage budgétaire sur l’autel de la stabilité politique.
« La réforme des retraites est, au fond, la seule économie structurelle d’ampleur qui a été mise en place ces dernières années », analysait-on au sein du gouvernement Attal pendant le long été où celui-ci était démissionnaire. En particulier depuis 2022, le bilan de l’ancienne majorité en matière de finances publiques est pour le moins peu reluisant, avec un colossal dérapage des déficits en 2023 (5,5 % du PIB) et en 2024 (6,1 %).
Face aux critiques émanant de l’opposition et, plus discrètement, de son propre camp, Emmanuel Macron, même après le revers des législatives de 2024, semblait vouloir à tout prix préserver cette mesure d’économie substantielle (le gain espéré à terme pour les comptes publics était estimé à une quinzaine de milliards d’euros). La censure subie par Michel Barnier a rebattu les cartes et, aujourd’hui, le gouvernement Bayrou, qui semble décidé à gagner la bienveillance d’une partie de la gauche, paraît prêt à lâcher sur ce point…
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