PORTRAIT – Élu en juillet sous les couleurs de la gauche, l’ex-ministre démissionnaire de la Santé assume de revenir sur la réforme des retraites d’Élisabeth Borne, dont il reconnaît pourtant avoir été l’un des «contributeurs».
Au milieu des macronistes historiques, ce lundi 25 novembre, Aurélien Rousseau assiste à la remise de la médaille de commandeur de la Légion d’honneur à Élisabeth Borne. L’ancien ministre de la Santé démissionnaire n’est jamais revenu à l’Élysée depuis son départ fracassant du gouvernement, en décembre dernier, après l’adoption du projet de loi immigration. Ce jour-là, dans la salle des fêtes où Emmanuel Macron reçoit les convives, chacun sait que l’ex-membre du camp présidentiel est désormais député du Nouveau Front populaire (NFP).
Changement de décor, trois jours plus tard. Dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, le haut fonctionnaire, apparenté socialiste, soutient ses collègues de gauche dans leur combat pour abroger la retraite à 64 ans. Une réforme dont il a pourtant été l’un des principaux artisans à Matignon, en tant que directeur de cabinet de la première ministre. « Oui, j’ai contribué à cette réforme. Mais je n’ai aucun problème avec l’abrogation…
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