«On aura forcément un goût d’inachevé»: à l’Assemblée, l’avenir incertain des suppléants de ministres

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DÉCRYPTAGE – Deux mois seulement après leur entrée dans l’Hémicycle à la faveur des nominations au gouvernement, les vingt suppléants devenus députés pourraient devoir quitter leur poste plus vite que prévu, après la chute de Michel Barnier.

Pas de chance, Isabelle Mesnard venait de recevoir sa carte SNCF réservée aux parlementaires. « J’avais envie de leur dire : “Vous êtes mignons, mais je crois que je ne vais plus en avoir besoin… Enfin, je ne sais pas !” », rit la députée Horizons qui a remplacé Guillaume Kasbarian, nommé ministre de la Fonction publique en septembre dernier. Comme elle, dix-neuf suppléants ont été jetés dans le grand bain de l’Assemblée nationale après l’entrée au gouvernement des « titulaires » du mandat. Une aventure brutalement remise en cause par la chute de l’équipe Barnier, censurée la semaine dernière.

Tous savent que leur sort dépend de celui de leur ministre, qui, s’il n’est pas reconduit dans le prochain gouvernement, retrouvera sa place dans l’Hémicycle. « Quand on arrive, on ne sait jamais combien de temps cela va durer. Mais on ne s’attendait pas…

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