ENTRETIEN – La vice-présidente philippiste de l’Assemblée nationale avertit l’exécutif, il ne doit «pas dire oui à tout simplement pour ne pas être censuré».
Naïma Moutchou est vice-présidente de l’Assemblée nationale, députée du Val-d’Oise et porte-parole du parti créé par Édouard Philippe, Horizons.
LE FIGARO. – Depuis plusieurs semaines, François Bayrou négocie un accord de non-censure avec les socialistes sur le budget, au prix de nombreuses concessions budgétaires. Le regrettez-vous ?
Naïma MOUTCHOU.- Ce que je regrette, c’est que la majorité n’ait pas eu les moyens d’assumer un cap budgétaire clair dès le début, ce qui nous aurait permis d’éviter cette situation. Nous sommes dans une forme d’impasse : il y a la nécessité de voter un budget très vite. La France est la 7e puissance mondiale : on ne peut pas imaginer être privé, encore plusieurs semaines, d’un budget pour faire fonctionner le pays. La main tendue aux socialistes est donc indispensable. La non-censure aura un prix, mais il ne peut pas être sans limite compte tenu du contexte budgétaire. Certains bruits de couloirs font état de concessions très importantes, nous…
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