ANALYSE – Ponctionner les retraités, c’est devoir à terme financer davantage la dépendance. Ce que l’on prend d’une main, on risque de devoir le financer de l’autre.
Il est de bon ton aujourd’hui de tomber à bras raccourcis sur les retraités. Cette génération dorée qui, après avoir profité des Trente Glorieuses et du temps béni du plein-emploi, passerait désormais son temps en Costa Croisières pendant que ses enfants s’échinent à payer ses pensions. Accusés d’avoir peu cotisé et de profiter plus que leur dû, les « boomers » sont rendus responsables du déficit du système de retraite et sommés de faire des sacrifices pour le remettre à l’équilibre. Et ce, même s’ils ont travaillé dur, sans connaître ni RTT ni congé paternité.
En particulier, ils devraient accepter la suppression de leur abattement fiscal de 10%, idée avancée par le président du Medef et reprise par la ministre Amélie de Montchalin, qui bien légitimement veut remettre d’aplomb les comptes publics. Mais la cible est facile et évite de s’attaquer aux réformes de fond. Pensez donc, un abattement fiscal « pour frais professionnels », accordé à des gens qui ne travaillent plus, raillent…
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