DÉCRYPTAGE – Édouard Philippe, Gabriel Attal, François Bayrou… Tous voient les cartes rebattues, alors que la condamnation de la députée RN compromet sa candidature.
Quand l’annonce de la condamnation de Marine Le Pen pour détournement de fonds publics tombe, ce lundi à la mi-journée, Emmanuel Macron, François Bayrou et une quinzaine de ministres sont réunis à l’Élysée pour un conseil de planification écologique. Loin, très loin du coup de tonnerre qui s’abat sur le paysage politique français. « On n’avait pas nos portables à l’intérieur, on l’a su en sortant », raconte un participant dans la foulée.
Silence radio au palais présidentiel. Les ministres sont aussi priés de rester muets, preuve que le jugement est accueilli avec vigilance par le gouvernement. « Pour le moment, merci de ne pas faire de commentaire ou de messages sur vos réseaux sociaux », a exigé Matignon dans un message transmis aux cabinets. Pourtant, François Bayrou n’a pas fait mystère de sa gêne de voir la présidente du premier groupe d’opposition poussée vers la sortie du jeu politique. « Il a été troublé par l’énoncé du jugement », a confié l’entourage du premier ministre…
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